Verdict. L’élève qui a été interdite de porter le voile au sein de l’établissement scolaire Don Bosco relevant du système d’enseignement catholique français à Kénitra a pu finalement reprendre sa classe après une décision de la justice.

Le tribunal de première instance de Kénitra a sommé mercredi l’établissement scolaire d’autoriser l’élève à reprendre ses cours sous peine d’une amende de 2000 dirhams pour chaque jour de retard d’exécution du jugement.

Dans son verdict, le tribunal a considéré incompatible avec la constitution marocaine et la législation en vigueur au Maroc le règlement intérieur de l’établissement en vertu duquel la jeune fille a été suspendue.

La mère de l’élève a indiqué à Hespress que sa fille a été accueillie à son retour dans l’établissement par « le sourire et sans aucun problème ».

« Ses camarades l’ont accueillie avec joie, et elle m’a dit qu’ils l’ont applaudie à son retour en classe », a ajouté la mère.

+ Elle va bénéficier d’un rattrapage des cours qu’elle a ratés +

Pour ce qui est des cours auxquels l’élève a été empêchée d’assister, la mère a précisé qu’un accord a été trouvé entre l’administration de l’établissement et le représentant des parents d’élèves pour bénéficier d’un rattrapage des cours qu’elle a ratés.

Il convient de noter que la famille de la jeune fille avait saisi la justice pour atteinte au droit de l’enfant à l’éducation et violation par l’établissement de la Constitution marocaine et des conventions internationales relatives aux droits de l’homme, surtout que l’élève âgée de 12 ans a commencé à porter le voile de manière spontanée qui a surpris ses parents eux-mêmes, selon sa mère.

Dans un article consacré à l’habillement, le règlement intérieur de l’établissement Don Bosco interdit aux élèves de se couvrir la tête sauf pendant les journées très ensoleillées dans la cour de l’établissement.

+ Le directeur a été surpris par le recours des parents à la justice +

Le directeur de la Fondation Don Bosco avait précédemment déclaré à Hespress qu’il était « surpris par le recours des parents à la justice », ajoutant qu’il respecte ce droit et les décisions qui seront rendues par le tribunal.

Il a souligné que l’élève, « après des années dans l’établissement, connaissait son règlement interne mais s’est soudainement mise à porter le voile », relevant que « l’élève et sa mère ont droit d’avoir des convictions, mais on ne peut pas avoir un règlement interne adapté à chaque personne ».

Et de poursuivre: « les parents ont choisi cet établissement scolaire, et le fait que la mère continue d’y inscrire sa fille pendant des années signifie qu’elle en était satisfaite…l’établissement a ses propres règles… et l’élève pourrait changer d’école ».

Case closed, dirait l’autre.

Article19.ma

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