Le procureur général près la cour d’appel de Marrakech a transféré le dossier du milliardaire Hassan Derham, ancien président de la commune d’Al Marsa à Laâyoune, et des 17 autres accusés au juge d’instruction de la troisième chambre en charge des crimes financiers, afin d’approfondir l’enquête sur des soupçons de « détournement de fonds et de dilapidation de deniers publics ».

Cette décision intervient après l’audition des mis en cause par la police judiciaire dans le cadre de l’enquête préliminaire, a rapporté le site arabophone Hespress.com.

Derham a indiqué au site qu’il était « prêt à comparaître devant la justice » qui en fait cherche à découvrir « la vérité », ajoutant que les plaignants devraient présenter les preuves « loin des méthodes visant à semer la confusion et qui sont devenues une coutume à la veille des échéances électorales ».

Au Maroc, les élections locales et générales sont prévues en principe à partir du printemps 2021.

Derham a attiré l’attention que « les gens devraient faire la différence entre exiger une enquête et la poursuite pour des crimes, relevant que l’ouverture d’une procédure publique n’est pas une condamnation, celle-ci n’est définitive qu’après un verdict final sans possibilité d’appel ».

+ La présomption d’innocence d’abord… +

Et d’ajouter que « le royaume du Maroc comme État de droit a promulgué des lois et créé des institutions dont la mission est de protéger l’argent public et de combattre les corrompus, ceux qui dilapident les deniers publics et les faussaires. Mais il ne faut pas oublier qu’un grand nombre d’élus sont des gens honnêtes et innocents », a-t-il souligné.

Et de poursuivre: « je n’ai pas besoin de l’argent public, et je n’attends pas non plus l’argent des marchés publics pour m’enrichir et accumuler des richesses. Ma famille est l’une des fondateurs de la plus grande société commerciale dans les provinces marocaines du Sahara en 1945, et elle est connue pour ses activités commerciales et ses investissements dans les provinces sahariennes ».

Derham a, par ailleurs, précisé que son départ de la présidence de la commune d’Al Marsa était dû à des raisons de santé, ajoutant: « j’ai laissé un excédent budgétaire de 10 millions de dirhams, je ne l’ai pas alourdie par des prêts auprès du Fonds d’équipement collectif, et je n’ai pas reçu d’indemnités en tant que président durant tout mon mandat. »

Article19.ma

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