Au Maroc, plusieurs centrales syndicales ont adressé des courriers au Chef du gouvernement El Othmani appelant à « la gratuité » et à l’élargissement de la vaccination aux travailleurs de certains secteurs considérés aussi comme étant sur le front de la lutte contre la pandémie en assurant divers services à la population.

A ce jour, seuls certains secteurs ont été identifiés par le gouvernement comme prioritaires pour bénéficier en premier de la vaccination contre la Covid-19 alors que les chauffeurs, les fonctionnaires des arrondissements et d’autres travailleurs du privé et du public estiment qu’ils sont eux exposés à la contamination par le nouveau coronavirus.

Le gouvernement n’a pas encore rencontré les centrales syndicales à ce sujet, ce qui présage de nouvelles tensions entre ces dernières et l’exécutif à quelques mois des élections, surtout que de nombreux autres dossiers sont restés sans réponse au cours des cinq dernières années.

+ La classe ouvrière : « la première ligne de front face à la pandémie » +

Le secrétaire général de l’Union marocaine du travail (UMT), Miloudi Moukharik, a indiqué à Hespress que « ces revendications sont légitimes » et que « la première ligne de front (face à la pandémie) ne concerne pas seulement les personnels de la sûreté, la santé et l’éducation », soulignant que « toute la classe ouvrière était confrontée au virus, et c’est elle qui assurait les besoins quotidiens des Marocains et la marche de l’économie dans un contexte difficile ».

Pour lui, les travailleurs des secteurs public et privé devraient bénéficier du vaccin après avoir été forcés de travailler quotidiennement, plaidant pour sa gratuité au profit des groupes vulnérables et des salariés qui ont contribué par leur argent au début de la pandémie.

Le dirigeant syndical a souligné qu’il ne peut y avoir de discussion sur la question de la gratuité, déplorant que le gouvernement refuse le dialogue avec les centrales syndicales.

Moukhariq a relevé que « dans d’autres pays voisins, il y a des concertations sérieuses entre les syndicats et le gouvernement, comme en Tunisie et en France », regrettant « la marginalisation des forces de propositions au sujet de dossiers importants pendant la période actuelle comme celui de la couverture sociale ».

Article19.ma

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