Par Ali Bouzerda

« Plus tolérant que le Maroc, tu meurs », peut-on dire sans complexe de cette « patience de Job » des autorités marocaines face aux blocages, provocations et harcèlements pendant de longues semaines à Guergarate par de fébriles milices du Polisario.

Et comme, il n’y a pas de hasard en politique, ces milices encadrées par des militaires en civil et téléguidées par Alger, ont choisi de faire leur cinéma et tapage médiatique lors d’un timing précis, marqué par la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur le Sahara (MINURSO) et à la veille de l’arrivée des démocrates à la Maison Blanche (élections du 3 Novembre).

En pariant sur l’éventuelle « sympathie » des démocrates à Washington, Alger et le Polisario pensent surtout au rôle de la Fondation Kennedy et à son lobbying en faveur d’Aminatou Haidar, porte-parole officieuse du séparatisme au cœur de Laâyoune.

D’ailleurs, notre collègue Tijjini vient de soulever lors d’une émission TV, la récente déclaration gravissime d’Aminatou Haidar sur les derniers développements à Guergarate. La « pauvre » dame, sans ciller, a lancé un « appel aux armes » contres les autorités marocaines pour « libérer le Sahara », dit-elle.

Scandalisé, Tijjini avoue être « choqué » par ce genre de déclarations, et notamment sans que la justice ne puisse bouger le petit doigt. Aucune explication rationnelle à cet état de chose, souligne-t-il.

Mais il n’hésita pas à attirer l’attention que chez nos voisins espagnols – – Une démocratie parmi les grandes démocraties où la liberté d’expression est sacrée – -, neuf hommes politiques bien en vue, auxquels ne peut nullement se comparer « la pique-assiette » de Laâyoune, ont écopé, en octobre 2019, de neuf à treize années de prison ferme, pour avoir soutenu la tentative de sécession de la Catalogne du Royaume d’Espagne, et cela loin, très loin d’un « appel aux armes » et l’apologie de la violence et du chaos.

Dans le sillage de l’opération coup de poing des Forces Armées Royales sur instructions royales dans le secteur de Guergarate, le temps n’est-il pas venu de revoir les choses en faisant respecter la loi comme partout ailleurs? Cela va permettre sans nul doute, tout dérapage, zizanie ou discorde dans nos provinces du Sud. Par ailleurs, la rigueur et l’intransigeance décourageront à l’avenir des « illuminés » de Tindouf de s’aventurer jusqu’à Guergarate pour mettre en danger la paix et la sécurité dans ce secteur vital et stratégique du Royaume.

Ce lundi 16 novembre, le Roi Mohammed VI a été clair et ferme, lors d’une conversation téléphonique avec M. Guterres. « Au cours de cet entretien, Sa Majesté le Roi a souligné qu’après l’échec de toutes les tentatives louables du Secrétaire Général, le Royaume du Maroc a pris ses responsabilités dans le cadre de son droit le plus légitime, d’autant plus que ce n’est pas la première fois que les milices du ‘Polisario’ s’adonnent à des agissements inacceptables, » a souligné un communiqué du Cabinet Royal.

Et d’ajouter: « Sa Majesté le Roi a réaffirmé à M. Guterres l’attachement constant du Maroc au cessez-le-feu. Avec la même force, le Royaume demeure fermement déterminé à réagir, avec la plus grande sévérité, et dans le cadre de la légitime défense, contre toute menace à sa sécurité et à la quiétude de ses citoyens ».

In fine, en ce mois de Novembre, il ne peut échapper aux observateurs avertis que les provocations du Polisario ont coïncidé « comme par hasard » avec le 45ème anniversaire de la Marche Verte.

En 1975, ce sont 350.000 marcheurs Marocains, dont 10% de femmes qui ont libéré le Sahara du joug du colonialisme et non les milices du Polisario. Ces dernières étaient bien nourries, logées et blanchies chez Boumediene en Algérie, en attendant le fameux mot d’ordre: appel aux colons Espagnols de leur fournir des armes afin de bloquer la Marche Verte.*

D’ailleurs, au moment où le Roi Hassan II lança cette glorieuse Marche qui impressionna le monde par sa discipline et sa détermination, le Polisario commença à radoter et parler d’une « invasion »** et non d’une marche populaire de libération.

Bref, Madrid se rendit à l’évidence, surtout après la visite surprise de l’envoyé Américain et directeur adjoint de la CIA, Vernon Walters*** qui dissuada ses interlocuteurs de ne pas écouter le chant des sirènes. Le Maroc ne fera pas marche arrière, leur expliqua-t-il, avant d’ajouter qu’il était temps de rendre à César ce qui est à César, en abandonnant le fameux argument du « référendum d’autodétermination au Sahara » et de signer au plus vite l’accord de Madrid (14 Novembre 1975). En termes réalistes: tourner la page en cédant la terre spoliée depuis 1904 à qui de droit, à savoir le Royaume Chérifien.

Ainsi une page a été tournée grâce à la la détermination et la fermeté du Maroc, et une autre page est en train d’être tournée avec cette même patience et persévérance face aux convoitises des ennemis de notre intégrité territoriale.

Les temps ont changé, mais à l’Est du Royaume ils sont encore dans l’Agitprop avec « des menaces » sur CNN et consœurs… le même manque de clairvoyance et de sagesse comme autrefois, au temps de la guerre froide.

(* ** ***) Historical Dictionary of Western Sahara by Tony Hodges (Library of Congress 1982)

Article19.ma

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