Constat. L’institution monarchique, la famille et la sûreté nationale sont considérés comme étant les plus crédibles par les Marocains qui estiment aussi que la cellule familiale est l’institution sociale la plus « fiable », selon une enquête de l’Institut marocain d’analyse des politiques (IMAP).

Pour ce qui est des institutions politiques considérées comme les « moins crédibles », la première place revient au parlement, indique l’étude, dont les résultats ont été relayés par le site arabophone Hespress.com .

Selon les parlementaires interrogés par les enquêteurs, le manque de confiance en le parlement est liée à l’image que véhiculent les médias sociaux sur cette institution en plus du « manque d’une communication institutionnelle qui fait que les citoyens ignorent les efforts réels déployés par leurs représentants dans l’examen des lois et au plan des législations ».

Ils estiment aussi que c’est le résultat des lois électorales et des structures partisanes qui ont donné « une élite parlementaire dont l’émanation n’est pas nécessairement basée sur le mérite et la compétence, mais sur la loyauté politique et le favoritisme ».

L’étude estime que la suppression de la retraite des parlementaires et une amélioration de la communication du parlement sont de nature à contribuer à l’amélioration de son image auprès des citoyens.

+ Les Marocains « sceptiques » envers le gouvernement +

Par ailleurs, souligne l’étude, si la famille est l’institution sociale la plus fiable au Maroc, cette confiance diminue au fur et à mesure de l’élargissement du cercle social aux collègues, aux voisins et aux personnes jamais rencontrées et celles des autres religions, nationalités et orientations sexuelles.

L’enquête relève, en outre, que le niveau de confiance en les séniors au sein de la société a généralement diminué au cours des dernières décennies.

Au niveau politique, les Marocains restent aussi sceptiques en la capacité du gouvernement à dispenser des services de qualité, en particulier dans les domaines de l’éducation et de la santé ainsi qu’en matière économique et de lutte contre la corruption.

Selon l’étude, environ 31% des personnes interrogées ont déclaré suivre la politique et les affaires politiques en général, tandis que 69% ont affirmé qu’elles ne suivent pas la politique.

Quant aux priorités auxquelles doit s’atteler le gouvernement au cours des 5 et 10 ans à venir, les Marocains mettent à leur tête l’enseignement, la santé et l’emploi.

Article19.ma

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