La migration clandestine à partir des côtes nord du Royaume vers le territoire espagnol a repris de plus belle ces derniers temps sauf que cette fois il ne s’agit pas de jeunes subsahariens mais bien de citoyens marocains.

Les tentatives se sont ainsi multipliées, ces derniers temps, par mer vers la ville occupée de Sebta dans l’espoir d’être transférés vers la péninsule ibérique ou, par malchance, d’être remis aux autorités marocaines.

Cette nouvelle vague intervient, selon le site d’info alyaoum24.com, à un moment où le gouvernement local de droite de Sebta demande au gouvernement central de Madrid une compensation financière pour les 12 milliards de centimes dépensés entre août 2019 et août 2020 à cause des migrants mineurs marocains à Sebta.

Des sources espagnoles ont révélé qu’une trentaine de migrants clandestins marocains étaient entrés, lundi, dans les eaux de Sebta, à bord de trois barques.

Le journal « El Faro de Ceuta » a expliqué cette vague de migrants par la fermeture du poste frontière de Bab Sebta depuis le 13 mars dernier et « la grave crise économique dans le nord du Maroc ».

« Le seul objectif des jeunes est de fuir leur pays et de rejoindre l’Espagne, que ce soit vers les côtes ibériques à bord des barques de la mort et des bateaux de pêche ou en franchissant les barrières maritimes vers Sebta », a écrit El Faro.

+ Une nouvelle vague des migrants intervient après une trêve de plus de 6 mois +

La nouvelle vague des migrants intervient après une trêve de plus de 6 mois. Selon le ministère espagnol de l’intérieur, la fermeture des frontières terrestres et maritimes avec le Maroc depuis le 13 mars a contribué à une baisse de 80% des flux migratoires vers Sebta. Ainsi, seulement 202 migrants clandestins sont entrés à Sebta entre le 1er janvier et le 29 septembre alors qu’ils étaient plus de 1000 durant la même période de l’année dernière.

Le nombre de migrants clandestins entrés à Sebta, par voie maritime, au cours de la période susmentionnée a diminué de 56,4% par rapport à la même période de l’année dernière, 213 cette année contre 488 en 2019. Quant au nombre des barques de la mort, qui ont atteint Sebta depuis les côtes marocaines, il a baissé de 38,8%.

Toutefois, la pression migratoire reste plus forte à partir des côtes atlantiques du sud marocain et mauritaniennes vers les îles Canaries.

Depuis vendredi dernier, 710 clandestins sont arrivés des côtes africaines à bord de 22 barques de la mort vers les îles Canaries, dont 112 Maghrébins, probablement en majorité des Marocains.

Article19.ma

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