L’affaire du Fqih pédophile, qui a éclaté récemment dans la région de Tanger, relance le débat sur la question du contrôle des écoles coraniques traditionnelles d’autant plus que des cas similaires à ce scandale ont eu lieu dans ce type d’institutions.

Le Fqih en question, pour rappel, abusait sexuellement des filletes depuis 8 années sans qu’il soit inquiété avant d’être dénoncé par une des mères des victimes et incarcéré à la prison locale de Tanger sur ordre du juge d’instruction à la suite d’une enquête ouverte par la gendarmerie royale.

Selon les témoignages des victimes, le mis en cause suivait les fillettes jusqu’aux toilettes de la mosquée, pour ensuite abuser d’elles sexuellement, et si elles ne se laissaient pas faire il les battait.

Cheikh Abdelouahab Rafiki

+ La gravité de ce problème qui ne peut être tolérée +

A ce sujet, Mohamed Abdelouahab Rafiki, chercheur en études islamiques, a indiqué à Hespress que le phénomène de la pédophilie reste un tabou dans la société, bien qu’il soit très répandue, relevant à cet égard la gravité de ce problème qui ne peut être toléré et qu’il y a une « tentative de normalisation du phénomène ou de le nier parce qu’il implique le fqih d’une école coranique ».

« Le problème ne peut être utilisé pour régler des comptes, mais doit être dénoncé », a estimé Rafiki soulignant la nécessité de « protéger les enfants de toute pratique qui pourrait détruire leur vie ou marquer leurs esprits tout au long de leur vie ».

Pour lui, il s’agit d’un « problème grave qui doit être résolu loin de toute utilisation idéologique ou calculs étroits ».

+ « Ce qui se passe dans les lieux de culte, les écoles religieuses et coraniques comme abus…n’est un secret pour personne +

De son côté, la militante associative, Fadwa Rajwani, a indiqué que « ce qui se passe dans les lieux de culte, les écoles religieuses et cornaiques comme abus, viol et exploitations des enfants n’est un secret pour personne, et il ne faut pas défendre les religions en niant ces pratiques ».

Quant au défenseur des droits humains, Nawfal Al Baamri, il a relevé que dans « les églises, comme dans les écoles coraniques, qui sont des espaces fermés où la parole de Dieu est exploitée et prévaut la fausse dignité, la religion cache les agressions sexuelles, les viols, le harcèlement sexuel et le détournement des mineurs ».

Al Baamri s’est, en outre, dit avoir été étonné que des inconnus sur les réseaux sociaux, au lieu de dénoncer le scandale du Fqih de Tanger, ont cherché à le défendre en semant le doute sur la véracité des faits.

Article19.ma

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