Le ministre d’Etat El Mostapha Ramid a indiqué que la question de la peine de mort, qui est l’un des plus vieux châtiments qu’a connu l’humanité, a été approuvée par les trois religions monothéistes et les législations contemporaines, relevant, cependant, les divergences qui existent à ce propos entre les États à travers le monde.

Dans un poste sur son compte Facebook, Ramid a ainsi rappelé le verset coranique 179 de Sourate Al Baqara qui dit: « C’est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d’intelligence, ainsi atteindrez-vous la piété », puis le verset 178 qui surseoit à la peine de mort en cas de pardon : « Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce ».

« Des pays ont aboli la peine de mort pour tous les crimes (106 pays dont la France, la Belgique, le Canada, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et l’Allemagne …) », alors 56 pays, dont le Japon, les Etats-Unis, la Chine, l’Iran, le Pakistan et l’Inde, l’ont maintenue avec l’exécution des condamnés et 28 autres comme le Maroc, la Corée du Sud, la Tunisie, le Ghana et la Russie ont suspendu les exécutions, a affirmé Ramid à l’occasion de la controverse au Maroc sur cette question née à la suite de l’assassinat du jeune Adnane par un pédophile à Tanger.

+ Au Maroc, aucun condamné à mort n’a été exécuté au Maroc depuis 1993 +

Le ministre, qui a souligné la primauté du droit à la vie tel que le stipulent les conventuons internationales, a rappelé que la peine de mort dans la législation marocaine concerne 31 crimes alors que la justice militaire la prévoit pour 5 cas.

Selon lui, la peine capitale dans la législation marocaine est compatible avec les normes internationales en cette matière en ce sens qu’elle n’est pas prononcée à l’encontre des mineurs de moins de 18 ans, qu’elle ne peut être exécutée qu’après le rejet d’une demande de grâce et ne peut être appliquée à une femme enceinte que deux ans après son accouchement.

Ramid a rappelé qu’aucun condamné à mort n’a été exécuté au Maroc depuis 1993, et que, par retenue, la justice marocaine n’en prononce qu’une dizaine de peines capitales annuellement, faisant savoir que le nombre des condamnés à mort actuellement incarcérés ne dépasse pas les 70.

Article19.ma

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