Le Maroc est sur le point de franchir les 100.000 cas de contamination au coronavirus (Covid-19), un scénario qui était inimaginable au début de la pandémie, ce qui pousse les autorités publiques à opter pour de nouvelles mesures pour faire face à la pandémie.

Depuis des semaines, le Maroc enregistre chaque jour des chiffres records qui dépassent parfois les 2000 contaminations et un nombre élevé de décès dus au niveau coronavirus.

Le ministère de la santé a ainsi annoncé, jeudi, 1.889 nouveaux cas d’infection au coronavirus (Covid-19) en 24 heures portant le nombre total de personnes infectées par le virus à 79.767 cas au Maroc depuis le début de la pandémie alors que le nombre de décès est passé à 1.491, avec 38 nouveaux cas.

+ Le non port du masque, par exemple, est devenu une forme de rébellion sociale silencieuse +

Le chercheur en politiques publiques, Karim Ayach a indiqué à Hespress que cette situation fait resurgir des questions sur la gestion par le gouvernement et les pouvoirs publics, qui avaient adopté des approches cohérentes et fermes au début de l’épidémie, dont les mesures strictes de confinement, comme c’est le cas dans la plupart des pays ».

« Ce protocole est le même que celui qui a été adopté en Chine », a-t-il ajouté relevant que « immédiatement après la levée du confinement, les cas ont commencé à se multiplier et des foyers ont émergé dans toutes les régions. Le mois d’août est devenu celui des chiffres records alors que l’approche institutionnelle est caractérisée par la sensibilisation et le contrôle des lieux de rassemblement et des activités économiques et sociales, avec le recours aux fermetures et au télétravail ».

Selon lui, « l’état de relâchement et le non respect des mesures préventives s’est propagé parmi les citoyens, le non port du masque, par exemple, est devenu une forme de rébellion sociale silencieuse contre la loi et les institutions de l’État ».

Ayach a souligné la nécessité de renforcer les contrôles et d’adopter diverses formes de confinement comme l’interdiction des déplacements la nuit, la limitation d’accès aux administrations publiques et de parachever l’e-administration ».

Le chercheur a, en outre, mis l’accent sur le rôle des médias à traiter avec sérieux et professionnalisme les questions liées à la pandémie et au secteur de la santé au Maroc.

Article19.ma

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