Après des mois de silence, l’ex-secrétaire général du PJD et ancien chef du gouvernement, Abdelillah Benkirane a exprimé « sa grande tristesse » à la suite du décès en Égypte du leader des Frères musulmans, Issam Al Ariane.

Al Ariane est décédé « en martyr », affirme Benkirane, lui, qui a maintes reprises avait laissé entendre que son parti n’avait rien avoir avec la galaxie des Frères musulmans.

Dans une interview au journal Arabe basé à Londres « Arabi 21.com », Benkirane a indiqué qu’il est « profondément attristé » par la poursuite de la politique de l’arbitraire et de la torture contre les opposants politiques en Egypte, relevant que cette politique nuit à l’Egypte, aux Arabes et aux musulmans.

« Issam Al Ariane est un musulman, un croyant, fidèle à sa religion, à sa mission et à sa communauté … c’était un homme modéré et il était toujours à la recherche des moyens de dialogue et de coopération avec les autorités de son pays », souligne Benkirane, déplorant par ailleurs que le régime égyptien ne cesse « d’arrêter tout le monde et les place dans des conditions déplorables (de détention) qui les conduisent finalement à la mort comme Al Ariane…et avant lui le président Mohamed Morsi. »

+ Les dirigeants arabes…même dans les moments les plus sombres ont toujours traité leurs adversaires avec raison +

Et de souligner: « En ce moment, on ne pleure pas le décès, car il était inévitable et un destin divin. La résistance dont le frère a fait preuve, son jihad et son honnêteté, tout cela restera comme un témoignage de sa bonté et de sa sincérité devant Dieu ».

« Quant à ses adversaires, qui se réjouissent de s’être débarrassé de lui, c’est juste pour une une courte période avant qu’ ils ne le rejoindront et alors devant Dieu ils devront rendre des comptes. Al Ariane était un homme modéré, et ce qui lui est arrivé à lui et à ses frères dépasse l’entendement ».

Benkirane a soutenu que « les dirigeants arabes et musulmans, même dans les moments les plus sombres, ont toujours traité leurs adversaires avec raison, et dans de nombreux cas, ils réussissaient à les persuader d’être de leur côté. »

Et d’ajouter dans une allusion au régime d’Al Sissi: « Mais malheureusement, nous avons hérité de régimes qui ne considèrent que l’élimination, l’arbitraire et la torture comme moyens de vaincre leurs opposants », qualifiant cette vision d’ « arrogance », d’ « ignorance » de l’histoire et de « voie sans issue ».

Pour rappel, Al Ariane est décédé hier à l’âge de 66 ans, dans une prison égyptienne où il purgeait plusieurs peines suite à des jugements prononcés à son encontre.

Il était une figure en vue au sein du bureau politique de de la confrérie égyptienne, conseiller du président Mohamed Morsi – décédé lui aussi en prison – et en même temps vice-président du parti liberté et justice, qui en représente la formation politique.

Selon les autorités égyptiennes, citées par son avocat, la mort, jeudi 13 août, d’Al Ariane était « naturelle ».

Article19.ma

2 Commentaires

  1. S’il essayait de savourer sa retraite et nous foutre la paix ou bien qu’il aille en Egypte et nous laisser avec notre majesté
    On était si bien avant même étant pauvres

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