On a presque oublié le fugitif Carlos Ghosn, mais il a été rattrapé par les tristes événements de Beyrouth. Sa maison n’a pas été «détruite» comme l’avait déclaré son épouse, Carole Ghosn, dans un premier temps, a rapporté Le Figaro dans son édition de lundi.

Pour rappel, Carlos Ghosn, qui avait fui clandestinement le Japon en décembre 2019 pour s’exiler à Beyrouth, a vu sa maison «endommagée» par l’explosion qui s’est produite le 4 août dans le port de la capitale libanaise.

La grande maison rose dans laquelle l’ancien président de l’alliance Renault-Nissan avait trouvé refuge se situe dans «une ruelle huppée du quartier d’Achrafieh à Beyrouth, à proximité du port», signale Le Figaro, en citant l’AFP.

Visualisation du quartier d’Achrafieh et du port de Beyrouth, avant son explosion / Google Earth

+ Ni Carlos Ghosn ni son épouse n’étaient à leur domicile au moment de l’explosion +

Les déclarations de l’épouse de Carlos Ghosn le jour-même de l’explosion au journal brésilien O Estado de S. Pauloont un temps alimenté la confusion: «Nous allons tous bien, mais la maison est détruite», avait déclaré Carole Ghosn au quotidien. «Tout Beyrouth est détruit» avait-elle ajouté.

Or, des photographies en date du 8 août et prises par l’AFP attestent que la résidence n’a pas été détruite, souligne le journal.

La maison où Carlos Ghosn avait trouvé refuge, le 8 août dernier. ANWAR AMRO / AFP

Le quotidien brésilien est revenu samedi soir sur les déclarations de Carole Ghosn en indiquant que «les dégâts à la maison étaient limités aux fenêtres et que la déclaration de Carole Ghosn reflétait la tension le jour de l’explosion».

Ni Carlos Ghosn ni son épouse n’étaient à leur domicile au moment de l’explosion. Ils auraient été alertés par les agents de sécurité que la maison avait été touchée par l’explosion, mais n’auraient réalisé la faible gravité du sinistre que plus tard, en se rendant sur place.

La maison de l’ancien homme d’affaires est située à 5 kilomètres du port, où a eu lieu le drame, ajoute la même source.

La catastrophe, provoquée une l’explosion de près de 3.000 tonnes de nitrate d’ammonium à l’abandon, selon la version officielle, a fait au moins 150 morts et 5000 blessés et laissé sans abri des centaines de milliers de personnes.

Article19.ma

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