Une histoire qui fait couler beaucoup d’encre au Maroc. Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a dévoilé, ce jeudi, « suivre de très près » la situation du journaliste Omar Radi placé en détention provisoire, depuis le 29 juillet à la prison de Oukacha à Casablanca.

Dans une déclaration à Article19.ma, Mme Saâdia Waddah, présidente de la Commission régionale du CNDH à Casablanca-Settat, affirme en ces termes : « Nous veillons à garder un contact permanent avec la famille de M. Omar Radi, à l’accompagner pour le moment, dans les démarches nécessaires et à l’assister en cas de besoin ».

Et d’ajouter: « Nous sommes dans notre rôle. Nous suivons sa situation, conformément aux prérogatives de l’institution et ses commissions régionales ».

En ce qui concerne les conditions de détention du journaliste, Mme Waddah souligne, « qu’il a eu accès à ses médicaments, suite à une intervention de la Commission régionale auprès l’administration de la prison ».

+ « Il va bien et il est bien traité » +

Selon Mme Waddah, l’administration pénitentiaire l’a informé qu’Omar Radi est placé « en cellule individuelle », suite à sa demande.

« Il va bien et il est bien traité », c’est ce qu’a confirmé la famille Radi à la responsable du CNDH, suite à un appel téléphonique que la famille a reçu de la part de leur fils, note-t-on.

« Dans nos échanges avec l’administration de la prison locale d’Ain Sebaâ [plus connue sous le nom d’Oukacha] », précise-t-elle, « nous avons soulevé et mis l’accent sur le suivi des conditions de sa détention », dit-elle.

Actuellement, M. Radi « n’est pas en mesure de recevoir les visites de ses proches », nous a expliqué Mme Waddah, eu égard aux mesures de prévention appliquées par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion afin de protéger la population carcérale dans le contexte du Covid-19.

Toutefois elle a tenu à souligner que « l’importance du suivi quotidien » de la situation du journaliste en détention, en attendant son procès.

« Nous sommes en contact régulier et permanent avec l’administration de la prison et/ou la DGAPR et bien évidement avec la famille de M. Omar Radi », rappelle-t-elle.

M. Driss Radi, le père d’Omar, a publié mercredi un post sur son compte Facebook, évoquant que la famille a remis au fils de la nourriture, des vêtements, et un nombre important de livres, rappelle la même source.

Par ailleurs, la famille de Radi a informé le CNDH que l’administration de la prison Oukacha lui a réservé « un bon accueil » et a remis à leur fils les affaires qui lui étaient destinées.

M. Radi, 33 ans, journaliste freelance qui a collaboré avec plusieurs médias marocains, notamment le magazine casablancais TelQuel. Il a été placé le mercredi 29 juillet dernier en détention provisoire, suite à une décision du parquet général près la Cour d’appel de Casablanca.

Le parquet a demandé au juge d’instruction d’enquêter sur des délits relatifs à « l’attentat à la pudeur », « viol » et « atteinte à la sûreté extérieure de l’État ».

M. Radi, qui a nié en bloc ces accusations, verra son procès s’ouvrir le 22 septembre prochain à Casablanca.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.