Des temps difficiles. Au Maroc, pas besoin d’être expert pour constater que le secteur du tourisme fait face à une situation inédite « gravissime » à cause de l’impact de la pandémie du coronavirus (Covid-19). Ce lundi 6 juillet, les principaux syndicats du secteur lancent un appel pour réunion urgente à Rabat, avec le Comité de veille économique (CVE) afin de trouver les solutions adéquates à une crise qui risque de se prolonger par les temps qui courent.

Selon le magazine Maroc Hebdo, la Confédération nationale du tourisme (CNT) et la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH) vont adresser en début de semaine, une lettre dont l’objet est la provocation d’une réunion urgente avec le Comité de veille économique (CVE).

«Cela fait trois mois qu’on discute avec le ministère du Tourisme, sans aucun résultat. Aujourd’hui près de 80% des hôtels refusent d’ouvrir leurs portes. Il n’y a pas de demande et des régions sont toujours confinées. Nous ne pouvons pas continuer ainsi, nous avons souffert ces trois derniers mois et les choses semblent encore empirer sans que personne ne bouge le petit doigt pour nous venir en aide», proteste un professionnel ayant requis l’anonymat, selon l’hebdomadaire.

+ Un drame social se profile… +

Si plusieurs hôtels refusent de reprendre leurs activités, c’est que les charges liées aux préparatifs de reprise, notamment celles relatives aux mesures de prévention et de sécurité face au Covid-19, s’avèrent coûteuses, précise la même source.

«Entre 300.000 et 500.000 dirhams par établissement d’hébergement, ceci sans parler des charges liées au dépistage des employés », selon Lahcen Zelmat, président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH), cité par Maroc Hebdo.

Ces coûts interviennent au moment les opérateurs n’ont pas réalisé de recettes depuis 3 mois (période de l’état d’urgence sanitaire), note le journal.

Et d’ajouter : «Aujourd’hui, les plans sociaux se multiplient. Les employés qui bénéficiaient des indemnités de la CNSS (2.000 dirhams), ne vont plus les percevoir à partir de ce mois. Un drame social se profile donc, et les hôteliers qui ne réaliseront pas de recettes à partir de ce mois seront obligés de se délaisser d’une grande partie de leur personnel».

A noter, au Maroc le tourisme contribue en moyenne autour de 70 milliards de dirhams à l’économie nationale chaque année, selon les chiffres officiels. Le secteur de l’hôtellerie, à lui seul, emploie une main d’œuvre estimée à plus d’un demi-million de personnes.

Article19.ma

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