Un constat. La pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19) a changé certaines représentations sociales chez les Marocains, modifié leurs relations avec leurs proches et leur entourage et jeté la lumière sur le rôle que joue la famille, selon une étude réalisée par « Menassat » (www.menassat.org), une plateforme casablancaise de recherche en sciences sociales et humaines à but non lucratif.

L’étude, intitulée « Les Marocains et Covid-19 … Représentations, attitudes et pratiques », a ainsi relevé que plus de 75% des personnes interrogées, lors d’un sondage réalisé à l’occasion de cette enquête, ont expressément reconnu ce changement, d’autant que « plus de 27% d’entre elles ont été témoin de la détresse provoquée par le Covid-19 en ayant été en contact direct avec une personne contaminée ou décédée par ce virus ».

L’étude, relayée par le site Hespress.com, a montré que 78,6% des Marocains admettent des changements dans leur vie sociale, contre 57,9% déclarant que leurs relations avec leur entourage se sont améliorées, tandis que 7,3% estimant que ces relations se sont détériorées, alors que 34,8% affirmant que leurs relations n’ont pas connu de changement.

+ Les espaces scolaires et professionnels sont les lieux qui ont le plus manqué aux Marocains +

L’enquête a révélé que les espaces scolaires et professionnels sont les lieux qui ont le plus manqué aux Marocains pendant la période de confinement (23%), suivis des mosquées (19,3%), puis des espaces de loisirs et de sport (10,9%), le reste des personnes interrogées ont surtout regretté l’impossibilité de certaines activités sociales comme la visite de parents (15,3%), et les voyages et le déplacement (16,1%).

La plupart des personnes interrogées ont, par ailleurs, indiqué qu’en cas de besoin elles recouraient à la famille (73%), suivis des amis (17%), puis des institutions de l’état (6%).

D’autre part, l’étude montre que les revenus des ménages marocains pendant la période de confinement provenaient du travail (54,1%), ou des économies(11,9%), alors que la dépendance du soutien de l’État n’a pas concerné plus de 6,14%.

L’étude est basée sur un sondage réalisé entre le 12 mai et le 4 juin auprès d’un échantillon de 2392 personnes, dont 52% d’hommes et 48% de femmes. Environ 83% des personnes interrogées sont âgées entre 16 et 49 ans, dont 64% de citadins et plus de 50% exerçant une activité professionnelle.

Article19.ma

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