Akhannouch de nouveau dans le collimateur. Le Conseil de la concurrence s’apprête à dévoiler son rapport sur « la concurrence » dans le secteur des hydrocarbures au Maroc, dans un rapport très attendu après la controverse sur certaines pratiques « anti-concurrentielles » des compagnies pétrolières à la suite de la libéralisation des prix en 2016.

Selon le site arabophone alyaoum24.com, le conseil compte prendre les décisions nécessaires lors de sa réunion prévue le 21 juillet concernant des pratiques peu orthodoxes dans le secteur, après que le rapport ait été adressé aux entreprises concernées et au Groupement des pétroliers du Maroc (GPM) le 2 mai 2019, rapport qui relève clairement des cas « anticoncurrentiel, à savoir, l’existence d’une entente entre les sociétés d’hydrocarbures affiliées au GPM et « la collecte, l’échange et la diffusion d’informations sensibles » entre les membres de ce groupement », ce qui est contraire à l’article 6 de la loi relative à la liberté des prix et à la concurrence.

Le rapport fait des griefs au président du GPM, Adil Ziadi, qui est en même temps directeur du pôle hydrocarbures du groupe Akwa, lequel détient 100% du capital de la société Afriquia, l’une des plus importantes sociétés d’hydrocarbures au Maroc.

En ce sens que le président du groupement a annoncé, à trois reprises entre 2016 et 2018 dans des déclarations à la presse, une baisse des prix dans les stations-service. Selon le rapport, ces déclarations s’apparentent à une fixation des prix, ce qui est anticoncurrentielle et constitue une entrave à la liberté des prix sur le marché, selon le site.

+ Régler le dossier avant l’approche des échéances électorales de 2021 +

Le rapport indique également que le GPM collectait mensuellement des informations sur les ventes réalisées par chaque société pour chaque produit pétrolier, des informations qu’il échangeait entre les membres du groupement pour une utilisation à des fins commerciales en vue du partage du marché. Même la société « Winxo », qui n’est pas membre du groupement bénéficiait de cette pratique. Ce qui a permis à chaque société de conserver sa part de marché.

Le rapport propose ainsi des pénalités à l’encontre des sociétés concernées atteignant 10% de leur chiffre d’affaires national. Certaines sources indiquent qu’un groupe de sociétés ont contesté la décision du conseil, dont la société Afriquia, qui a mandaté un cabinet d’avocats à Casablanca pour la défendre, tandis que d’autres opérateurs ont accepté les faits qui leur sont reprochés et devront bénéficier d’une réduction de l’amende à 5% du chiffre d’affaires.

Le rapport du conseil devait intervenir en avril dernier alors qu’il a été adressé aux professionnels en mai 2019, un retard que certaines sources expliquent par la pandémie du Covid-19 alors que d’autres l’imputent aux pressions auxquelles le conseil aurait été soumis.

Selon les sources d’alyaoum24, il a été décidé de régler ce dossier avant l’approche des échéances électorales, afin qu’il ne soit pas reproché au conseil de régler des comptes avec Aziz Akhannouch, président du Rassemblement national des indépendants et propriétaire de la société Afriquia.

Article19.ma

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