Verdict. L’ancien premier ministre, François Fillon a été condamné lundi 29 juin à cinq ans de prison dont deux ferme pour détournement de fonds publics dans l’affaire de l’emploi présumé fictif de son épouse Pénélope Fillon, condamnée elle à 3 ans de prison avec sursis.

Le couple Fillion a immédiatement fait appel de cette décision rendue par le parquet national financier à Paris, selon la chaîne LCI.

« La justice ne se rend pas dans les médias, ni par des grandes déclarations outrées de la défense », a réagi lundi sur franceinfo Céline Parisot, présidente de l’Union Syndicale des Magistrats (USM), premier syndicat de la magistrature, après les déclaration d’Antonin Lévy, l’avocat des époux Fillon, parlant des conditions « ubuesques, scandaleuses, surprenantes » dans lequel ces investigations ont eu lieu dans cette affaire.

+ Un problème de prescription…et affaire surmédiatisée +

L’avocat faisait allusion aux déclarations d’Eliane Houlette, l’ancienne magistrate du PNF devant la commission parlementaire, évoquant des pressions procédurales de sa hiérarchie.

« C’est assez facile de se prévaloir de ce type d’éléments, alors que ce que l’on prétend que madame Houlette dénonce devant la commission parlementaire est un fonctionnement qui est prévu par la loi », argumente Céline Parisot.

Dans ce dossier, il y avait un problème de prescription qui imposait de saisir un juge d’instruction, sinon l’affaire risquait d’être prescrite. C’est le rôle du parquet général de procéder à ce genre d’alerte pour les parquets de son ressort. », a-t-elle insisté.

L’ancien Premier ministre écope d’une peine de cinq ans de prison dont trois ans avec sursis, de dix ans d’inéligibilité et de 375.000 € d’amende. Son épouse, de trois ans de prison avec sursis et de la même amende.

Article19.ma

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