Un nouveau-né. Au Maroc, l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) a tenu, mercredi à Casablanca, son assemblée constitutive, sanctionnée par l’élection, à l’unanimité, d’Abdelmounaim Dilami, P-DG du groupe Eco-Médias, à la tête de la nouvelle organisation.

Pour rappel, à Casablanca il existe une autre institution : la Fédération nationale des éditeurs de journaux (FNEJ) présidée par Bahia Lamrani, directrice de l’hebdomadaire Le Reporter.

L’assemblée a également chargé le président de former le bureau dirigeant et un comité restreint de 5 membres qui aura pour mission la rédaction du statut et du règlement intérieur de l’ANME, qui regroupe plusieurs supports représentant la presse écrite et digitale et des médias audiovisuels.

M. Dilami a été, en outre, mandaté « de nouer le contact d’urgence avec les autorités en charge du secteur pour trouver des solutions pratiques et concrètes à la crise asphyxiante qui guette les médias ».

Dans une déclaration au site « Al-Ahdath Info », M. Dilami a expliqué que « notre principal problème au Maroc est le modèle économique des médias », notant que « nous sommes, certes, un secteur d’activité économique, mais nous sommes également des opérateurs dans un domaine considéré comme un service public ».

+ Aboutir à un modèle économique équilibré +

Les médias font face à « des contraintes spécifiques, dont la première contrainte est le prix de vente du journal qui ne peut pas être augmenté pour des considérations sociales », a-t-il ajouté, citant également la diminution des recettes publicitaires à cause de la concurrence des GAFA (Google, Appel, Facebook et Amazon).

« Nous demandons aux responsables de discuter des différents problèmes afin d’aboutir à un modèle économique équilibré, puisque notre activité est indispensable pour la société », a-t-il lancé.

Allusion à la suspension des journaux dans le contexte de la pandémie du nouveau coronavirus, il a souligné que « nous avons continué à exercer notre métier dans des circonstances très difficiles où il n y avait pas de recettes », faisant remarquer que « maintenant, il faut nous aider à trouver un modèle économique adapté ».

« On ne veut plus raisonner en termes de subventions. L’important est de rééquilibrer le modèle. Nous souhaitons aboutir à des solutions à ces problèmes », a-t-il conclu.

Article19.ma

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