The Economist : Dans notre édition « Amériques », nous parlons du fondateur d’Amazon, Jeff Bezos. Il est peut-être le magnat le plus important du XXIe siècle: un homme musclé et divorcé qui finance des missions spatiales et des journaux pour le plaisir, et qui fait l’objet d’adoration de la part de Warren Buffett et des abus de Donald Trump.

Amazon n’est plus seulement une libraire, mais un conglomérat numérique d’une valeur de 1.300 milliards de dollars que les consommateurs adorent, et que les politiciens aiment détester, par contre les investisseurs et les rivaux ont appris à ne jamais parier contre.

La pandémie a alimenté une vague numérique qui montre l’importance d’Amazon pour la vie ordinaire en Amérique et en Europe, en raison de son rôle crucial dans le commerce électronique, la logistique et l’informatique dématérialisée. A première vue, il ne pouvait pas y avoir un meilleur moment pour Amazon, mais la quatrième entreprise la plus précieuse au monde est confrontée à des problèmes: un contrat social en effritement, des empâtements financiers et une concurrence redynamisée.

Dans notre édition « Royaume-Uni », nous analysons pourquoi la Grande-Bretagne est arrivée à avoir le taux de mortalité global le plus élevé de tous les pays du monde riche. La Grande-Bretagne allait avoir toujours du mal avec Covid-19. Londres est une plaque tournante internationale, les Britanniques sont plus gros que leurs compatriotes européens et le Royaume-Uni compte une forte proportion de minorités ethniques, qui sont particulièrement vulnérables à la maladie.

Cependant, le gouvernement a joué la mauvaise main. Il a fallu du temps pour augmenter les tests, lancer une application de recherche des contacts, mettre fin aux visites dans les maisons de santé, interdire les grands événements publics, fournir aux travailleurs de la santé des équipements de protection individuelle et exiger que les gens portent des masques dans les transports publics. La conclusion pénible est que la Grande-Bretagne a le mauvais gouvernement pour une pandémie.

Dans nos autres éditions, nous examinons l’état du monde, 75 ans après la création des Nations Unies. L’ONU est en difficulté, de même que de nombreuses structures, comme l’Organisation mondiale du commerce et le Traité de non-prolifération nucléaire, conçues pour aider à rétablir l’ordre contre le chaos. Le système est en proie à des problèmes internes, à la lutte mondiale pour faire face à la montée de la Chine et surtout à la négligence, voire à l’antipathie, du pays qui était son principal architecte et sponsor, les États-Unis. La menace à l’ordre mondial pèse sur tout un chacun, y compris l’Amérique. Mais si les États-Unis reculent, alors tout le monde doit avancer. S’ils ne le font pas, le monde risque un grand effondrement, tout comme le cauchemar des années 1920 et 1930 qui ont poussé les Alliés à construire un ordre mondial.

Signé: Zanny Minton Beddoes, rédactrice en chef

*Traduction d’Article19.

Article19.ma

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