Fini le temps des vaches grasses. Les négociations entre les responsables de la Royal Air Maroc et les représentants de l’Association marocaine des pilotes de ligne (AMPL) sont dans l’impasse, notamment sur la question d’une réduction drastique allant jusqu’à 45% dans les salaires du personnel navigant afin de sauver le transporteur national de la faillite.

Contrairement aux rumeurs, l’AMPL a rejété, lors de sa récente réunion avec l’administration de la RAM, « une réduction de 45% des salaires des pilotes pendant une période de 5 ans » jusqu’à ce que la compagnie retrouve le niveau de son activité commerciale d’avant la crise sanitaire de Covid-19.

Selon le site arabophone Hespress.com, représentants de l’AMPL affirment que leurs salaires ont déjà été « imputés de 30% », au cours de la crise actuelle, car cette partie du salaire est liée à la productivité, ce qui a poussé les pilotes à rejeter une proposition de réduction supplémentaire de 45%.

+ Recours de la RAM à l’emprunt garanti par l’État afin de remplir ses obligations +

Les associations de pilotes de nombreuses compagnies internationales avaient accepté une réduction allant jusqu’à 45% de leurs salaires jusqu’en 2023, comme c’est le cas de la Brussels Airlines, une mesure qui lui permettra d’économiser jusqu’à 100 millions d’euros d’ici 2023.

Les représentants de l’AMPL refusent de manière catégorique une réduction des salaires après le retour de l’activité commerciale ce qui a débouché sur un désaccord entre les deux parties, dans l’attente d’une poursuite des négociations, précise la même source.

La RAM perd depuis le début de la crise sanitaire « 50 millions de Dirhams par jour en termes de chiffre d’affaires », selon son PDG Abdelhamid Addou, ce qui n’est pas sans se traduire par des difficutés de paiement des salaires du personnel et le recours de l’entreprise à l’emprunt garanti par l’État afin de remplir ses obligations.

Il est à noter que le gouvernement El Othmani a décidé de créer un fonds spécial pour financer les entreprises publiques affectées par la crise du coronavirus.

D’ailleurs, le ministre de l’économie et des finances, Mohamed Benchaâboun, a révélé mardi devant les membres de la chambre des conseillers que le Comité de veille économique (CVE) a examiné la situation des entreprises affectées par cette crise et a décidé de créer un fonds de garantie qui leur permettra d’accéder à des sources de financement privées.

Article19.ma

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