Au Maroc, lors de la séance des questions orales au Parlement, le ministre des Finances, Mohamed Benchaâboun a lancé mardi un appel aux entreprises de reprendre leurs activités, « à l’exception« de celles qui ont été suspendues par des décisions administratives.

« De cette tribune, je lance un appel à tous les opérateurs économiques de reprendre les activités de leurs entreprises, à l’exception de celles suspendues par des décisions administratives… », a dit le ministre dans une allocution diffusée sur les ondes de la radio et de la télévision.

Benchaâboun a exhorté ces opérateurs « à plus de mobilisation » et « d’engagement » afin de créer les conditions adéquates à l’élaboration d’un plan pour la redynamisation de l’économie nationale.

[كما أوجه الدعوة من هذا المنبر لكل الفاعلين الاقتصاديين إلى استئناف أنشطة مقاولاتهم باستثناء تلك التي تم إيقافها بقرارات إدارية صادرة عن السلطات المختصة، وأطلب منهم مزيدا من التعبئة والانخراط من أجل توفير الظروف المواتية لبلورة خطة إنعاش الاقتصاد الوطني التي نعمل على تحديد دعائمها في إطار مشروع قانون مالي مُعَدِّل.]

Le ministre n’a pas précisé de date mais certains médias avancent la date du 26 mai, c’est-à-dire juste après la fête de Aïd Al Fitr.

Faisant le topo de la situation des finances publiques devant les élus du peuple, le ministre des Finances a dévoilé que les 4 premiers mois de l’année ont enregistré un net « recul des exportations de 61,5% et de -37,6% des importations ».

+ Deux mois de confinement coûtent entre 5 à 7 points du PIB à l’économie marocaine +

Et de relever que les recettes touristiques et les transferts des MRE ont « chuté respectivement de 60% et 30% au mois d’avril 2020. »

Dans le même ordre d’idées relatif à la crise économique due aux impacts de la pandémie du coronavirus (Covid-19), le ministre a affirmé que les autorités s’attendent à ce que « deux mois de confinement coûteraient entre 5 à 7 points du PIB à l’économie marocaine en 2020, ce qui correspond à 1 milliard DH ($100 millions) par jour ».

L’argentier du Royaume a tiré la sonnette d’alarme au passage, en rappelant que les caisses de l’État ont enregistré un manque à gagner de « 500 millions DH par jour durant la période de confinement », depuis le 20 mars.

Les chiffres parlent d’eux mêmes en ces temps difficiles de la pandémie et ils risquent d’être plus difficiles encore d’ici la fin de l’année tant que le vaccin n’a pas été mis au point.

Article19.ma

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