PROFILE -Loubna Abidar, ou par qui ‘le scandale’ serait arrivé…

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Mais, qui est donc cette charmante dame ?

Mme Loubna Abidar est née au seins d’une famille pauvre d’origine Amazigh à Marrakech, dans le quartier Qasba, où elle a connu une enfance pénible marquée par des conflits familiaux, notamment pour des raisons de finance, a rapporté l’hebdomadaire en langue arabe +Al-Michaal+, dans sa dernière édition.

Et c’est peut être « cette enfance » là, qui l’a poussée à s’engager dans la defense des droits de la femme marocaine. Et elle s’est inscrite dans des initiatives sociales pour défendre les femmes agressées et les femmes en milieu rurale, puisqu’elle a senti un manque de performance chez les associations qui s’occupent de cette tache, ajoute l’hebdomadaire.

Malgré les difficultés matérielle, cette intelligente Marrakechia a pu fréquenter l’école et terminer ses études au collège comme au lycée.

Pendant l’adolescence, elle a décliné plusieurs demandes en mariage, privilégiant une relation plutôt basée sur la rationalité et non pas sur l’émotion du moment.

Ainsi elle va accepter la demande d’un riche sexagénaire qui va tout d’abord, l’aider à faire face aux besoins d’une famille nombreuse et nécessiteuse, souligne Al-Michaal.

  Et ensuite, pour qu’elle puisse terminer ses études supérieurs, dont elle a toujours rêvée, mais en dehors du Maroc. In fine, elle réussira à poursuivire ses études en France.

   Mais la « lune de miel » va se heurter à la différence entre la mentalité libérale et autonome d’une fille Amazigh avec celle d’un mari d’un âge  certain, pondéré et mature. Cette différence de tempérament du couple va pousser la relation conjugale dans une impasse et les conduira au divorce.

Voyage au Brésil à la quête de soi

Quelque temps après son divorce, la belle Loubna va se remarier avec un seigneur de nationalité brésilienne, âgé de dix ans de moins que le précédent. Ce dernier sera une source de motivations et de nouvelles ambitions car il va lui ouvrir de nouveaux horizons culturels et artistiques.

Face aux contraintes de la langue et de la nouvelle culture du pays du Samba,  Loubna va relever le défi de la langue portugaise et celui de la musique et de la danse latino-américaine, avec ses mouvements osés, qu’on voit dans les carnavals de Rio et les festivités brésiliennes.

Après avoir vécu longtemps dans cette atmosphère festive, une petite fille au sang à la fois Marocain et Brésilien verra le jour, et on l’a surnommée Luna Estrella ou  » l’être de la lune, » . Cette fusion culturelle et ethnique permettra par ailleurs à la charmante Loubna, d’obtenir sa deuxième. nationalité, la Brésilienne .

Pour Loubna, le brésil était son deuxième pays qui ne l’a pas empêchée à se rappeler toujours ses racines Marrakechi et l’atmosphère festive extraordinaire de la place Jamaa Lafna ou encore son quartier Qasba.

Or malgré les offres de travail qu’elle a reçues en Brésil, elle a préféré retourner aux sources, et à son pays d’origine afin d’essayer de s’imposer dans le domaine artistique, en tant qu’actrice Marocaine.

Loubna dit en rigolant,  » il n y a pas de sardine au Brésil, et pendant ma grossesse, j’ ai dû attendre toute une semaine pour avoir 3 petites sardines au prix équivalent à 250DH … » Et c’est cette persévérance qui l’a propulsée avec beaucoup d’audace dans le monde des stars, à acceder au monde sans merci du 7ème Art par sa plus grande porte, et naturellement à jouer des rôles fort controversés.

Un combat quotidien pour une place au soleil

Avec sa franchise spontanée, Loubna avoue que pour devenir une actrice connue, rien ne peut l’intimider ou la dissuader d’avancer, c’est pourquoi elle n’a pas refusé de faire de petits rôles au début de sa carrière .

Elle a joué comme actrice secondaire pour quelques minutes, et dans peu de scènes, elle a aussi joué dans une pièce de théâtre pour 600 DH, mais sa détermination à devenir le personnage principal, l’a poussée à accepter sans réfléchir de travailler dans des films commerciaux comme « Kobi Koli, » jusqu’à ce qu’elle a eu un vrai rôle avec le réalisateur casablancais Said Naciri dans son film « Lahmla, » dans lequel Loubna a été à l’origine d’une grande controverse.  Elle avait dénoncé  le harcèlement sexuel dans le domaine du cinéma Marocain. Elle a déposé six plaintes contre Naciri, et compte en déposer une 7ème, l’accusant de « harcèlement sexuel » et de ne pas lui avoir verser ses indemnités.

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Loubna a choisi la route la plus longue…en se propulsant derrière des  ambitions envahissantes afin de devenir une actrice bien connue dans son pays.  C’est peut être ça qui l’a poussée à choisir le principal dans le film ‘Much Loved’ de Nabil Ayouch, et que le gouvernement a censuré purement et simplement sans même l’avoir visionné .

Certains considèrent, son rôle controversé dans ce film comme « un ticket d’entrée » qui permettra par la suite à Loubna « à jouer dans la cour des grands », aidée par la polémique en cours dans les médias Arabes et réseaux sociaux pro-islamiques et les menaces de tout genre…

  Loubna ne cache pas son audace ni son courage lors des récents entretiens et interviews avec les médias nationaux. Elle persiste et signe. Elle ne s’écartera pas du chemin vers la gloire, quelque soit le prix à payer, dit-elle .

   Bon vent l’artiste…

Article19/Al-Michaal

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