Officiellement la liste des graciés n’a pas été dévoilée. Toutefois, le site casablancais alyaoum24.com affirme que deux des détenus, qui étaient condamnés à la prison ferme en lien avec « l’affaire Belliraj », ont été libérés dimanche dans le cadre de la grâce royale.

Rachida Hatti, épouse d’Abdelkader Belliraj, a indiqué dans un poste sur Facebook que deux des personnes poursuivies avec son mari dans le même dossier, ont bénéficié de la grâce royale et ont été libérés.

Ell a précisé qu’il s’agit de Mokhtar Loqman et d’Abdellah Rammach qui ont été condamnés respectivement à 15 ans et 30 ans de prison ferme.

L’affaire Belliraj, avait fait les gros titres de la presse au Maroc en 2008, quand le ministère de l’Intérieur avait annoncé l’arrestation de 35 personnes pour constitution d’une « cellule terroriste ».

+ Belliraj a été condamné à la peine à perpétuité +

Abdelkader Belliraj, né en 1957 à Ihddaden, près de Nador, binational maroco-belge, a été désigné par les autorités judiciaires comme le cerveau d’un réseau islamiste terroriste, et reconnu coupable d’avoir pratiqué le traffic
d’armes et braquages pour financer des actions visant la sécurité de l’État. Il a été arrêté avec d’autres islamistes au Maroc en février 2008 et condamné par la suite à la peine à perpétuité.

Par ailleurs, le Comité mixte pour la défense des détenus islamistes, a annoncé dimanche que 50 des détenus qui étaient condamnés en vertu de la loi sur le terrorisme, auraient bénéficié de la grâce royale, ajoute alyaoum24.

Pour rappel, un communiqué du ministère de la justice a annoncé dimanche que le roi Mohammed VI a accordé sa grâce royale au profit de 5.654 détenus et ordonné de prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer la protection des détenus au sein des établissements pénitentiaires, particulièrement contre la propagation de l’épidémie du coronavirus.

Selon le ministère de la justice, les détenus bénéficiaires de la grâce royale ont été sélectionnés sur la base des critères humains et strictement objectifs, qui prennent en considération leur âge, leur état de santé précaire et la durée de leur détention, ainsi que la bonne conduite, le bon comportement et la discipline dont ils ont fait preuve tout au long de leur incarcération.

Article19.ma

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