C’est du domaine public. Un record, ce sont 15 millions de téléspectateurs Marocains en moyenne qui regardent les 3 JT du soir en cumulé de la première chaîne nationale SNRT, et ce, depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence sanitaire afin de juguler la propagation du coronavirus (Covif-19), a-t-on appris ce dimanche.

Selon les chiffres de Marocmétrie, les bulletins d’information en langue arabe sont en tête des émissions suivies par les téléspectateurs, d’autant plus qu’ils donnent la parole à des responsables et à des acteurs dans les domaines de la santé.

Mohamed Fikri, enseignant-chercheur en communication, a indiqué au site arabophone Hespress.com que les deux chaînes de télévision, la SNRT et 2M, ont pu « se réconcilier avec l’opinion publique » à travers leurs couvertures des effets de la pandémie et réaliser des taux d’audience très élevés qui dépassent de loin ceux d’avant la propagation du virus.

« L’épidémie du coronavirus a montré la nécessité urgente de reconsidérer la notion de service public des médias, en valorisant leur rôle d’information, d’éducation, de sensibilisation et de divertissement », a affirmé Fikri avant d’ajouter que « le téléspectateur marocain apprécie les émissions en langue dialectale consacrées au suivi de l’évolution de l’épidémie et des mesures d’accompagnement ».

+ Les Marocains regardent la télévision nationale plus longtemps en passant quotidiennement 6h20’ devant le petit écran +

Il a estimé que la présentation simplifiée des faits, la sensibilisation à la gravité de l’épidémie et aux moyens de prévention ont contribué à gagner la confiance du public en les équipes de ces médias « qui se sont transformées en stars et sujets de discussions sur les réseaux sociaux et se sont distingués par leur professionnalisme et leur contribution à la sensibilisation du téléspectateur marocain ».

Selon les chiffres obtenus par Article19.ma, les mesures de confinement ont également poussé les Marocains à regarder la télévision nationale plus longtemps en passant quotidiennement 6h20’ devant le petit écran contre 4 heures en moyenne habituellement.

Par ailleurs, le critique d’art Mohamed Ibrahimi « la relation du téléspectateur marocain avec les feuilletons doublés en dialecte n’est pas nouvelle. Toutefois, la situation sanitaire au Maroc et le confinement des familles à cause de l’épidémie ont contribué à ce taux élevé ».

Ibrahimi a expliqué l’intérêt des Marocains pour les feuilletons et les programmes de divertissement durant cette période par le fait que les téléspectateurs privilégient en ces temps des émissions qui allègent l’anxiété engendrée par la pandémie et par la recherche d’une information de proximité.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.