Incroyable mais malheureusement vrai. Le match de la Ligue des Champions, qui a opposé, le mois dernier, le club italien Atalanta Bergame à l’équipe espagnole de Valence, a été le point de départ de la pandémie du coronavirus à l’échelle européenne, a rapporté le journal britannique « The Sun » citant à ce sujet plusieurs scientifiques.

Plus de 44.000 personnes, des Italiens et des Espagnols ainsi que des fans britanniques, ont assisté à ce match au stade de San Siro à Milan, souligne le journal qui rappelle que l’Italie et l’Espagne ont enregistré plus de 70.000 cas d’infections au coronavirus avec plus de 5.000 morts dans les deux pays.

Bergame est ainsi l’une des villes les plus touchées d’Italie avec 3.800 cas et plus de 580 décès au point que le cimetière local enregistre un enterrement toute les 30 minutes alors que des camions de l’armée ont été réquisitionnés pour transporter les cercueils.

Selon le professeur immunologiste Francesco Le Foche, « il est probable qu’il y avait plusieurs déclencheurs et catalyseurs majeurs pour la diffusion du virus et le match Atalanta-Valence pourrait être très bien être l’un d’eux ».

+ C’était une folie de jouer le match +

 » Un mois s’est écoulé depuis ce match, donc le timing est pertinent. Le rassemblement de milliers de personnes, à quelques centimètres les unes des autres, euphoriques, cris… tout cela pourrait favoriser la transmission du virus », a indiqué Le Foche.

Et d’ajouter:  » je suppose que beaucoup ne voudraient pas rater ce match même s’ils ressentaient une légère fièvre ».

« Avec le recul, c’était de la folie de jouer en présence d’une foule, mais à l’époque les choses n’étaient pas assez claires. Ce serait impensable maintenant », a-t-il relevé.

Selon « The Sun », le club de Valence a annoncé que 35% de son équipe et de son personnel ont été testés positifs en lien avec ce déplacement à Milan alors que toute l’équipe de l’Atalanta a été placée en quarantaine après que son gardien de but, Marco Sportiello, ait été testé positif.

La zone autour de Bergame était entrée en quarantaine quatre jours après le match alors que le nombre de cas d’infection montait en flèche.

Pour le maire de Bergame, Giorgio Gori, le matche a été une « bombe biologique », il estime que la rencontre a déclenché la propagation du virus en Europe.

+ Bombe biologique +

« Le match était une bombe biologique. A ce moment, nous ne savions pas ce qui se passait », a affirmé Gori au journal espagnol Marca, ajoutant que « si le virus circulait déjà, les 40.000 fans qui étaient présents à San Siro ont été infectés. Personne ne savait que le virus circulait déjà parmi nous. Beaucoup ont regardé le match en groupe et il y a eu beaucoup de contacts (entre les fans) ce soir-là. Le virus s’est transmis d’une personne à une autre ».

De son côté, le professeur Le Foche, qui travaille à Rome, a indiqué qu’il serait désormais « impensable » d’organiser un tel événement avec des milliers de personnes étant donné la haute contagiosité du virus.

Il a rappelé qu’au « moment du match, il y avait encore beaucoup d’incertitude autour du virus. Ce que nous ne savions pas, c’était à quel point c’était contagieux, mais aujourd’hui, nous savons évidemment à quelle vitesse le virus peut se propager. Aujourd’hui, il serait impensable d’organiser un événement aussi important et c’est pourquoi tout s’est arrêté ».

Article19.ma

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