Par Hamid Allioui

Ce fût un temps, où sortir de chez soi ne nécessitait pas autant de précautions, autant d’hésitation, autant de peur. Et il y a de quoi, ce nouveau venu, non bienvenu, apparu de nulle part, ce parasite microscopique qui s’est ingéré dans nos vies et sans invitation, a chamboulé nos coutumes, rendu pêle-mêle notre quotidien et changé même quelque de nos mœurs.

Ce  » connard virus 19  » comme je le dénomme désormais crée une situation si atypique à tel enseigne que chacun de nous fût amené à remanier et revoir ses projets pour l’avenir.

Dans un passé non lointain, ma journée commençait toujours par un café bien remontant servi au café du coin, les embrassades entre amis, collègues et voisins m’étaient coutumières; là où il y avait beaucoup de foule ne me faisait ni peur ni provoquait de soucis. Ces jours-ci, c’est la phobie de la foule qui s’est s’installée malheureusement.

Ma foi, c’est tout nouveau ça, mais comme on dit il ya un début à tout.

Comme ça me manque le temps où je pouvais sortir de chez moi sans besoin à me justifier par une autorisation ou un laissez -passer validé au préalable par le Moqadem (auxiliaire de l’autorité) condition désormais sine qua non pour quitter domicile.

Ça me manque le temps où je pouvait programmer sans restriction avec les amis une partie de carte ou un match de foot.

Ça me manque le temps où rendre visite à mes parents, mes amis, mes frères et sœurs ne me demandait pas plus d’une décision à frapper à leurs portes.

Ça me manque le temps où quand je sortais, je n’avais pas besoin de mettre ni gants ni masques, baillant ou toussant sans éveiller la moindre crainte chez mes semblables.

Ça me manque la « Joumoua) (prière du vendredi) et les prêches du Fquih.

Bref, un quotidien si carré, soit-il, me manque.

Je l’imagine, ce « connard virus 19 », en train de bien se foutre de nous, là où il est, s’émerveillant à nous regarder tous en train de le fuir, sans que nous connaissions s’il est derrière ou devant nous.

En attendant, je me confine.

Et comme l’a écrit Lori Melson Spielman, « Tomorrow is another day » ( Demain est un autre jour).

Article19.ma

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