Au moment où la France announce la sortie en salle à Paris, du film controversé « Much Loved » la polémique sur son contenu « choquant » prend un tournant grave et les réactions des internautes ne font qu’empirer. Les politiques eux aussi y trouvent un bouc émissaire pour se presenter comme « les avocats » du temple de la morale au Maroc.

Selon le site ‘Femmes du Maroc’, dès la parution des premières vidéos montrant quelques séquences de la dernière réalisation de Nabil Ayouch, « Zine li fik », les réactions des spectateurs ne se sont pas faites attendre, décriant pour la plupart un film jugé diffamatoire et vulgaire. Cible de critiques particulièrement véhémentes, l’actrice principale, Loubna Abidar, est aujourd’hui menacée de mort.

D’après son compte Facebook, l’actrice explique que ses parents auraient reçu des appels téléphoniques chez eux, menaçant leur fille de mort. Indignée, Loubna a ensuite écrit « Ce n’est que du cinéma, du cinéma ! », rappelant ainsi (encore une fois) qu’elle n’a fait que jouer un rôle dans un film.

L’annonce de l’interdiction de la projection de « Much Loved » par les autorités compétentes pour « outrage grave aux valeurs morales et à la femme marocaine, et atteinte flagrante à l’image du Maroc» a été précédée d’une plainte posée à l’encontre de Nabil Ayouch, Loubna Abidar et toute l’équipe du film par l’association Marocaine AMDC. La raison invoquée: le long métrage en question « nuit directement à Marrakech et à ses femmes, et plus généralement au Maroc ».

Le parti de l’Istiqlal a deployé ses « inquisiteurs » sur l’avenue Mohammed V pour insulter Ayouch et denoncer son film avant de l’avoir vu.

Article19.ma

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