Le gouvernement espagnol a décidé de fermer son bureau administratif à Laâyoune, connu sous le nom de « Casa de Espana », un des vestiges de la présence coloniale espagnole dans la région jusqu’en 1975.

Cette décision, entrée en vigueur le 13 février courant, a été prise lors de la réunion tenue par la ministre espagnole des affaires étrangères Arancha González Laya à l’ambassade de son pays à Rabat avec les consuls espagnols accrédités au Maroc, au cours de la visite qu’elle a effectuée dans le Royaume le mois dernier, selon le site saharazoom.com.

Le bureau espagnol à Laâyoune contenait les archives et les documents relatifs aux habitants de la région pendant la présence espagnole, octroyait certains documents administratifs notamment aux personnes ayant la nationalité espagnole, et détenait les résultats du recensement effectué par l’Espagne en 1974, recensement que les séparatistes du Polisario considèrent comme une base pour le référendum dont il réclame l’organisation par les Nations Unies.

+ L’Espagne n’a « aucune responsabilité ni juridique ni de fait » au Sahara +

Selon le site Sahara Zoom, cette mesure serait considérée comme mal venue par le Front Polisario, qui exige que l’Espagne « assume ses responsabilités juridiques et administratives sur le Sahara », une responsabilité que Madrid refuse d’endosser comme l’avait clairement affirmé l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères Jose Borrell en soulignant que l’Espagne n’a « aucune responsabilité ni juridique ni de fait » au Sahara.

Et d’ajouter que le rôle de son pays se limite « à soutenir les efforts » du Secrétaire général des Nations Unies en vue de trouver une solution politique à ce conflit.

Fin d’une époque.

Article19.ma

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