Une affaire de « viol avec violence »qui sera examinée par un tribunal de Marrakech le 17 mars prochain. La scène du crime : une villa située à Hay Annakhil dans la ville ocre. L’accusé : Abdrrahmane, un jeune touriste Koweïtien qui a été soutenu par son ambassade contre vents et marées. La victime: Jawhara, une jeune marocaine (mineure) issue d’une famille très modeste qui a quitté les bancs de l’école depuis belle lurette. Le crime a eu lieu le 5 décembre 2019, selon le site arabophone Hespress.com, qui affirme avoir mené une enquête en recoupant les informations et témoignage.

+ Fil de l’histoire+

Au mois de mars 2019, le jeune koweïtien aurait « fait connaissance » de Jawhara dans une boîte de nuit de Marrakech et six mois plus tard il aurait réussi à la convaincre de lui rendre visite chez lui. Lors de cette rencontre insolite du 5 décembre 2019, Abderrahmane a commencé à caresser le corps de Jawhara malgré son refus, et ce, avant de changer d’attitude et de la prendre par les cheveux, « la frapper » et « la violer », selon la version de la victime établie dans une plainte déposée auprès de la police, quelques temps par la suite.

Les parents de la victime n’ont été mis au courant du drame que plus tard, après le retour de Jawhara d’une escapade à Agadir.

Fin janvier, l’affaire prend un tournant significatif quand une avocate attire l’attention des juges sur la nécessité d’interdir au « pédophile » koweïtien de quitter le territoire national tant que la justice marocaine n’a pas dit son dernier mot.

Mais grâce à l’aide de l’ambassade du Koweït à Rabat, l’accusé a pu fournir un certificat médical spécifiant l’urgence d’une « opération chirurgicale , ce qui persuada le tribunal de le poursuivre en état de liberté provisoire, selon la même source.

In fine, l’avocate de la victime aurait déposé auprès des autorités concernées, le 30 janvier 2020, une demande d’interdiction de quitter le Maroc à l’encontre du « pédophile » koweïtien, mais il était déjà trop tard car ce dernier avait déjà pris la poudre d’escampette, affirme-t-on.

L’Association marocaine des droits humains (AMDH) qui s’est portée partie civile lance un appel à la justice marocaine « d’exiger la présence » de l’accusé lors de l’audience du mois de mars prochain afin que la lumière soit faite sur cette triste histoire.

A noter que lors de l’audience du 11 février dernier, le certificat médical, présenté par « le pédophile » par l’intermédiaire de son avocat devant la cour d’appel de Marrakech, n’était autre chose q’un « subterfuge » afin d’échapper aux griffes de la justice, proteste l’AMDH.

En attendant, l’audience du 17 mars prochain, sur les réseaux sociaux, cette affaire a pris des proportions inattendues avec des commentaires et dénonciations de l’acte odieux du touriste koweïtien qui a échappé à la justice avec l’aide de son ambassade.

Article19.ma

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