En fait c’est le journal italien « Il Messagero » qui a levé le lièvre. Les responsables de l’Établissement de coopération intercommunale (ECI) Al Baïda , en charge de la gestion du secteur des transports à Casablanca et les communes voisines, se sont murés dans le silence après le scandale révélé par des médias italiens selon lesquels des bus d’occasion israéliens seront livrés prochainement à la capitale économique.

A cet égard, le site arabophone Hespress.com a indiqué avoir tenté vainement de contacter les responsables de l’ECI, dirigé par le Parti justice et développement (PJD) en la personne d’Iman Sabir, présidente de la commune de Mohammédia, et son adjoint, Abdelaziz El Omari, maire de Casablanca.

La nouvelle des bus israéliens a provoqué le mécontentement des élus de la capitale économique, qui sont contre toute normalisation avec l’entité israélienne et attendent des éclaircissements de la part de l’ECI Al Baïda.

De nombreux acteurs de la société civile à Casablanca ont également exprimé leur colère après les révélations faites par des médias italiens, appelant le conseil de la ville et l’ECI à fournir des explications à ce sujet.

Mehdi Lamina a souligné dans une déclaration à Hespress que « les responsables sont tenus de s’adresser à l’opinion publique locale et nationale pour apporter des clarifications à la suite des informations diffusées par les médias italiens concernant la transaction portant sur des bus israéliens ».

Il a ajouté que les Casablancais refusent toute normalisation avec l’entité sioniste, affirmant: « Nous rejetons la décision du Conseil d’importer des bus israéliens, et nous condamnons le double langage du PJD, qui dirige la ville ».

De nombreux internautes ont exprimé aussi sur les médias sociaux leur étonnement quant au double langage du PJD au discours islamiste, un parti qui a participé à la marche contre le « Deal du siècle » et qui accepte d’acheter des bus d’occasion à Israël.

+ 70 bus usés d’Israel à 4,6 millions d’euros ? +

Des médias en Italie ont rapporté que les autorités italiennes avaient refusé d’autoriser ces bus d’occasion importés d’Israël avant qu’ils ne soient revendus au Maroc dans la discrétion presque totale sans que les détails de la transaction ne soient révélés.

Le quotidien « Il Messagero » a indiqué dimanche dernier que l’agence de transport urbain de la capitale italienne avait acheté 70 bus d’Israël au prix d’environ 4,6 millions d’euros, mais que les autorités locales les ont refusés, en mai dernier, à cause de leur âge qui dépasse les 10 ans et pour le fait qu’ils ne répondent pas aux normes européennes en matière de pollution.

Selon la même source, David Bordoni, membre du conseil municipal de Rome, a demandé au maire de la ville italienne de révéler ce qu’il a désigné par les fils de « l’histoire des renseignements » et comment ces bus israéliens sont arrivés au Maroc.

La colère, signale-t-on, est grandissante parmi les habitants de Casablanca à cause du retard de la mise en circulation des bus d’occasion importés, en ce sens que les bus usés de la flotte de « Médina bis » circulent encore dans les artères de la ville.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.