Par Dr Mohamed Chtatou

Les étrangers visitant le Maroc ne sont pas du tout attirés ni intéressés par Casablanca et les Marocains ordinaires sont toujours déconcertés par cette attitude et veulent savoir, pourquoi diable, ils n’aiment pas cette ville moderne et sophistiquée, mais, en général, ils n’ont pas reçu réponse satisfaisante à leur questionnement. En réalité, les étrangers recherchent la culture marocaine authentique et traditionnelle, pour mieux connaître le pays, sa culture, son âme et son mode de vie et ils veulent aussi, vivre, des expériences exotiques et dépaysantes que Casablanca est, hélas, incapable de leur proposer pour le moment.

Pour les habitants, c’est la ville la plus grande, la plus envoûtante et la plus moderne, pour les visiteurs c’est l’endroit le plus bruyant, le plus sale, le plus chaotique et le plus désordonné. Cela leur rappelle leurs grandes villes animées, mais en plus de cela, avec plus de tracas, tels que :  pollution, circulation dense, transport en commun « bordélique » et les complications de la vie moderne, sans les attractionspleines de magie du magnifique Maroc millénaire.

Toutefois, par comparaison, Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie, qui est également très moderne, est très propre, très organisée et très sympathique a beaucoup plus d’attirance sur les touristes. Elle possède un excellent réseau routier, un système de transport en commun attrayant et fonctionnel, beaucoup de verdure, de nombreux centres commerciaux bien structurés et conçus, de beaux parcs et d’innombrables restaurants bon marché, mais surtout, elle est une ville sûre jour et nuit, avec beaucoup de lieux de street food animés et des attractions ouvertes 24h / 24. Les étrangers sont presque considérés comme des hôtes sacrés. La mairie de la ville veille au grain à ce que les visiteurs soient bien traités, pour s’assurer qu’ils reviennent encore et encore. Non loin de Kuala Lumpur, il y a Singapour, cette cité-état à l’économie puissante où les visiteurs sont traités comme des dieux, et ils en ont toujours pour leur argent en hébergement, nourriture, shopping, hospitalité et qualité de séjour.

C’est quoi le problème avec Casablanca ?

C’est quoi le problème avec Casablanca ? Honnêtement, presque tout. La ville est essentiellement deux villes : la partie côtière riche et la partie qui ceinture la métropole pauvre et cauchemardesque. Les pauvres travaillent pendant la journée pour les riches dans leurs foyers, leurs entreprises ou leurs usines et se retirent la nuit dans leurs bidonvilles insalubres pour prendre de la drogue, regarder des programmes télévisés insipides, passer un peu de temps, ou tout simplement se livrer à faire des bébés pour s’amuser un peu et oublier leur misère et mauvais traitements quotidiens. Ils sont sous-payés, méprisés et, souvent, détestés par les riches, c’est le moins qu’on puisse dire. Donc, beaucoup d’entre eux, en temps de crise, recourent à des délits mineurs de vol pour nourrir leur famille ou tout simplement pour se venger des citoyens aisés égoïstes et haineux de la ville. A Casablanca, il n’y a pas de place pour la compassion et le sens du partage. C’est une arène sociale ou le pauvre, comme le gladiateur faible de l’ancienne Rome, est, métaphoriquement mis à mort pour le spectacle.

En un mot, Casablanca est un endroit bizarre, pour ne pas dire une ville souffrant de schizophrénie et d’autres troubles psychiques. Les autorités localess’intéressent davantage à la sécurité, en gardant à l’esprit, principalement, qu’elle était le foyer dumilitantisme de gauche des années 60, 70 et 80 du siècle dernier et qu’elle a été secouée en 2003 par le terrorisme islamiste aveugle provenant de sa propre ceinture de pauvreté, le bidonville de Sidi Moumen. D’ailleurs un excellent film a été réalisé par Nabil Ayouch sur cet événement particulier ; Il s’intitule : «Les Chevaux de Dieu ».

Quant aux élus locaux, au lieu de s’occuper de leur ville ; ils sont la plupart du temps, mêlé à des querelles partisanes, un état de fait qui perturbe le développement de Casablanca à la longue, sans oublier, pour autant, que ces élus lancent, très souvent, des programmes qui pourraient ne pas être réalisables ou bénéfiques pour cette métropole, à long terme, mais plutôt adaptés à leurs propres intérêtsélectoraux ou autres.

Mosquée Hassan II

En tant que tel, les routes sont très mauvaises partout,plein de nids de poule et les trottoirs laids et envahis par un parking sauvage des véhicules obligeant les piétons à marcher sur le macadam et, ainsi, sont victimes de terribles accidents de circulation étant donné que les conducteurs sont imprudents et n’ont aucun respect pour le public ambulant. La verdure est quasi inexistante car les blocs de ciment des urbanistes voraces ont dûment envahi tous les espaces verts possibles, créant une vraie jungle de béton armé, froide et impersonnelle.

Pendant la journée, la ville étouffe sous l’effet de la pollution des voitures, camions, motos et des usines, d’ailleurs le taux de l’asthme est très élevé parmi la population, en particulier les jeunes et les bébés. Se déplacer pendant les jours de travail d’une partie de la ville à l’autre est presque impossible en raison d’horribles embouteillages et de goulots d’étranglement désagréables. La ville n’a pas prévu à l’avance l’augmentation de la population et du parc automobile. On raconte que certains hommes d’affaires, au vu de la lenteur du trafic routier,utilisent leurs voitures comme bureau pour travailleret prendre des leurs décisions commerciales tout en étant conduits au siège de leur entreprise ou lieu de travail.

Ville haut-lieu du capitalisme inhumain et sauvage

La ville est prise par cette maladie moderne appelée capitalisme inhumain, vorace et prédateur : les gens veulent gagner de l’argent rapidement à n’importe quel prix et ce faisant, ils perdent leur humanité, leur sens de la compassion et la vertu de partager et se transforment, ainsi, en des fanatiques du gain rapide sans aucun sens d’humanité.

Les banques, les compagnies d’assurance, les entreprises, les usines, les centres commerciaux sefont beaucoup d’argent très rapidement mais dépensent zéro dirham pour le bien-être social de la ville et de ses habitants. Pire encore, ils refusent de payer un misérable dirham aux gardiens de parking auto-désignés, les gilets jaunes marocains, ils pourchassent les mendiants ou marchandent le salaire journalier des femmes de ménage pauvres. Pour cela et plus encore, la ville ne semble pas du tout avoir une âme. Avec plus de constructions, elle devient de plus en plus grande et tentaculaire chaque jour mais aussi plus sauvage, agressive et plus laide.

La plupart des grandes entreprises du pays ont leur siège dans cette ville : banques, assurances, holdings, entreprises, usines, etc. et la ville possède le plus grand port du pays. En un mot, Casablanca est la capitale des affaires surnommée « capitale économique » mais aussi la capitale de beaucoup de pauvreté et de désespoir et point de partage.

Bref, c’est la capitale du Triangle d’Or du Maroc(Partie riche du pays qui s’étend de Tanger à Fès et forme un triangle avec Agadir) où se concentre la richesse nationale ainsi que l’infrastructure, par opposition au Maroc du Désespoir (la périphérie et l’hinterland), pauvre et marginalisé.

Mais, en dépit de sa richesse matérielle, la ville souffre de la pollution, de la laideur, de la saleté, du manque flagrant des espaces verts, et d’organisation et surtout de discipline et de CIVISME.  Les chauffeurs, sont des chauffards et des tueurs en sursis ; les voitures, des bolides de la folie humaine et de la mort ; les vendeurs ambulants, colporteurs, arnaqueurs et menteurs ; les malfrats, déguisés en mendiants dociles, etc.

Dans cette ville on trouve la richesse pécuniaire mais point de richesse de l’âme et de charité,pourtant un des piliers de l’Islam. Les chefs d’entreprises, les responsables, qu’ils soient locaux ou nationaux et même certains citoyens ne semblent pas du tout soucieux d’améliorer le sort de leur villeet de penser à son esthétique et son humanité et le drame continue inlassablement de jour en jour.

Vue aérienne de Casablanca

Récemment, une association, sûrement parrainée par le gouvernement, a lancé une campagne publicitaire bizarre appelant la ville WeCasablanca et visant apparemment à mettre en valeur ou à améliorer l’image de ce grand centre urbain mais uniquement par la sémantique, pas par l’action ou les actes. En effet, cette campagne ne semble pas avoir d’objectifs viables et de programmes d’intervention réalisables, elle n’est qu’une campagne d’autoglorification, vide de sens et de contenu, pour le moment. Et le We dans WeCasablanca qui veut dire « nous » en Anglais ne démontre aucunement l’existence d’une communauté « humaine et solidaire » dans cette ville. En effet, Casablanca est la capitale du solitaire et non du solidaire.

Le Casablanca de Humphrey Bogart

Pour de nombreux occidentaux, la ville rime avec une sorte de romantisme et d’orientalisme représenté par le film de Michael Curitz « Casablanca« , sorti en 1942, dans lequel un cynique expatrié américain :Humphrey Bogart (dont les célèbres citations du film restent éternelles : « Here is looking at you kid ! « et » Play it again Sam, « ) joue le rôle de l’homme blanc américain désintéressé (Rick Blaine) se sacrifiant pour sa bien-aimée Ingrid Bergman (Ilsa).

Affiche du film de Michel Curtiz de 1942

Il dirige une boîte de nuit à Casablanca (Rick’s Café) au début de la Seconde Guerre mondiale. Malgré la pression à laquelle il est sujette, constamment, de la part des autorités locales, le Rick’s Café est devenu une sorte de refuge pour les réfugiés qui cherchent à obtenir des papiers, même illicites, qui les aideront àregagner les Etats Unis. Mais quand Ilsa (Ingrid Bergman), une ancienne amante de Rick et son mari, se présentent un jour à son café, Rick fait face à un défi difficile qui entraînera des complications imprévues, un chagrin et finalement une décision atroce à prendre.

Humphrey Bogart dit qu’il est venu à la ville pour les eaux, mais aujourd’hui les eaux côtières de la ville sont polluées, tout comme l’air et la ville est une pâle copie de celle rencontrée à Rick’s Café, qui a été ressuscité récemment comme restaurant dans la médina, en vrai, et non comme un lieu fictif des plateaux de cinéma de Hollywood des années 40 du siècle dernier.

Ville des inégalités sociales

Les inégalités sociales criardes de Casablanca sont mises à nu par les ultras des équipes de foot mythiques le Raja et le Widad dans le stade « Donor » quand ils donnent la voix avec leur chanson, vite devenu, une plainte internationale : « f bladi dalmouni » (Ils m’ont opprimé dans mon pays).

Cette chanson contestataire, qui en dit long sur les inégalités sociales dans une ville très riche mais pourtant, aussi, très pauvre, chant qui, par extension,traite de la situation sociale de tout le Maroc d’aujourd’hui : un pays qui navigue, à vue, à deux vitesses : mode pauvreté extrême et mode richesse extrême, aussi, malheureusement.

La chanson/plainte « f bladi dalmouni » fut créée en mars 2017 par le groupe musical des ultras du Raja, Gruppo Aquile (Groupe des Aigles). Cette chanson connait aujourd’hui un succès viral dans un contexte gangrené par les inégalités sociales. Avec des paroles simples et efficaces, le chant revient sur le désespoir d’une jeunesse désabusée et laissée pour compte, dans une ville riche et un pays avec de grandes ressources :

« Dans ce pays, on vit dans un nuage d’ombre
On ne demande que la paix sociale (….)
Ils nous ont drogués avec le haschich de Ketama
Ils nous ont laissés comme des orphelins
À attendre la punition du dernier jour (…)
Des talents ont été détruits par les drogues que vous leur fournissez
Comment voulez-vous qu’ils brillent ?
Vous avez volé les richesses de notre pays
Les avez partagées avec des étrangers
Vous avez détruit toute une génération… »

Les mauvaises langues racontent que suite au succès international de ce « tube » populaire, l’establishment lança l’idée de l’élaboration d’un nouveau contrat social pour réduire les inégalités sociales dans le pays tout entier.

Le peuple de Casablanca, fier et souverain, a donné une leçon de civisme et de communion aux partis politiques et aux élites du pays, malheureusement en majorité cooptés, en dénonçant haut et fort les problèmes et les malaises de cette grande ville et de tout le pays ou la jeunesse est émasculée par un système patriarcal dans sa forme et tribal dansson contenu et sa portée.

Les supporters du Raja en action

Mot de fin

Dans le Casablanca d’aujourd’hui, il s’agit de gagner de l’argent rapidement même s’il faut franchir les lignes rouges de la légalité. La ville est moralement corrompue et la corruption est le crédo de l’élite de cette grande métropole, qui pourtant pourra devenir, un jour, l’âme d’un Maroc démocratique, et égalitaire.

Le Casablanca romantique est donc une plaisanterie grossière, aujourd’hui, et l’image de la ville a vraiment besoin d’être retouchée à l’échelle nationale et à l’échelle internationale par un programme de développement économique responsable, durable et humain, pour mieux servir sa jeunesse dynamique et créative et son peuple fier et hospitalier. Amen.

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Bidonvilles de Sidi Moumen

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Casablanca by night

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