L’argent est le nerf de la guerre. Les ressources financières des partis politiques marocains ont atteint un total de 120 millions de dirhams en 2018, dont 66 millions de dirhams provenant de la subvention accordée par l’État et les sommes restantes des droits d’adhésion et de dons.

La subvention publique est accordée annuellement aux partis politiques sur la base de leurs résultats électoraux, en plus de l’aide octroyée pour l’organisation de leurs congrès, campagnes électorales et leur gestion, à condition d’en justifier l’utilisation et de rendre les sommes non dépensées.

Le Maroc compte 34 partis politiques, dont 5 participent au gouvernement alors que 9 sont représentés au Parlement.

Détails:

Selon le bilan des comptes annuels des partis, publié cette semaine par la cour des comptes et relayé par Hespress, le Parti justice et développement (PJD), qui conduit la coalition gouvernementale, est en tête des partis les plus riches du Maroc avec des ressources financières en 2018 s’élevant à 38,240 millions de dirhams.

Le Rassemblement national des indépendants (RNI) arrive en deuxième position en termes de ressources financières avec 22 millions de dirhams, dont 24% provenant de la subvention de l’État et 74% des contributions des membres.

Le Parti authenticité et modernité (PAM) est en 3ème position avec pas moins de 16 millions de dirhams de ressources financières, dont 77% proviennent de la contribution de l’État, il est, par ailleurs, le 2ème parti en termes de sièges parlementaires après le PJD.

Le Parti de l’Istiqlal (PI) est 4ème avec des ressources financières d’environ 14 millions de dirhams, dont environ 44% proviennant de la subvention de l’État devant le Parti du Mouvement populaire (MP) avec 7,1 millions de dirhams, suivi du Parti du progrès et du socialisme (PPS) avec 5,3 millions de dirhams, puis de l’Union socialiste des forces Populaires (USFP) avec 4,5 millions de dirhams.

Quant au Parti de l’Union constitutionnelle (UC), qui participe au gouvernement de Saad Eddine El Othmani, ses ressources en 2018 étaient de l’ordre de 930.000 dirhams, alors que ceux du Parti du mouvement social-démocrate était de 540.000 dirhams.

Le Parti socialiste unifié (PSU), représenté au Parlement par deux sièges, ses ressources se sont élevées en 2018 à environ 460.000 dirhams, celles du parti du Congrès national Ittihadi à 630.000 dirhams et du Parti d’avant-garde démocratique et socialiste (PADS) à 580.000 dirhams.

Le Parti Annahj démocratique, formation de gauche qui boycotte toutes les opérations électorales, dispose, selon le rapport de la cour des comptes, de ressources de l’ordre de 38.000 dirhams en provenance exclusivement des contributions de ses membres sans aucun soutien de l’État.

Quant au parti des Forces Citoyennes, ses ressources étaient de l’ordre de 11,27 dirhams seulement, sans justifier ses dépenses au cours de cette année auprès des services de la cour des comptes, qui se sont élevées à environ 380.000 dirhams.

L’État n’a pas accordé de soutien financier à 7 partis politiques en 2018, à cause de leurs problèmes internes ou pour faute de ne pas avoir retourné les sommes non dnépensées. Il s’agit du Parti Al Ahd, du Parti de l’union marocaine pour la démocratie, du Parti démocratique national, du Parti marocain libéral, du Parti des forces citoyennes, du Parti Annahj démocratique et du Parti de l’union nationale des forces populaires.

Article19.ma

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