A Casablanca, la police vient d’annoncer l’ouverture d’une enquête après que des médias locaux aient diffusé des informations sur « l’enlèvement », « la séquestration » et « le viol collectif » d’une fille de 17 ans dans le quartier populaire de Lahrawiyine, a rapporté jeudi l’agence de presse AFP.

En larmes, la mère de la victime a expliqué dans une vidéo mise en ligne par un site casablancais que sa fille a été « enlevée », « détenue contre sa volonté » et « violée par plusieurs hommes durant près de trois semaines en ce début 2020.

Oumayma, âgée de 17 ans a pu échappé de ses ravisseurs grâce à l’aide d’un homme qui a eu pitié d’elle après avoir été supplié de mettre fin à son calvaire, selon la version de la mère.

Par la suite, Oumayma a été retrouvée dans un quartier de la périphérie de la ville dans « un état second » et une « situation tragique » avant d’être amenée à l’Hôpital Ibn Rochd, ajoute-t-elle.

La maman prétend avoir déposé une plainte auprès de la police, mais sans préciser la date.

+ Enquête policière toujours en cours +

Pour sa part, la Wilaya de la sécurité de Casablanca affirme « ne pas avoir enregistré » de plaintes à cet égard, expliquant que ses membres se sont rendus au domicile de la jeune fille avec l’intention de « recueillir sa plainte; cependant, elle a catégoriquement refusé de donner de détails au sujet de ce viol et a refusé d’enregistrer toute plainte à ce sujet », selon le site arabophone Hespress.com.

Le site précise que l’enquête policière est « toujours en cours » afin d’élucider les circonstances de cette triste affaire.

Par ailleurs, la police a signalé qu’elle avait précédemment reçu une plainte d’Oumayma en août 2018, selon laquelle elle aurait été violée par deux personnes, mais à la dernière minute sa famille avait « renoncé » aux poursuites judiciaires contre les présumés agresseurs.

Pour rappel, cette affaire a déclenché rapidement un mouvement de solidarité avec Oumayma sur les réseaux sociaux et une page Facebook a été lancée sous le titre : « Nous sommes tous Oumayma ».

Cette affaire rappelle un incident similaire qui a secoué l’opinion publique marocaine en 2018, lorsqu’une fille mineure a déclaré avoir été séquestrée et violée collectivement par plus d’une de douzaine d’hommes qui l’ont droguée et tatouée dans un village isolé près de la ville de Beni Mellal.

Le procès des accusés a été reporté à plusieurs reprises depuis son ouverture en mai 2019.

Article19.ma

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