Éclaircissement. « Certains des instigateurs » des manifestations des imams font partie de ceux qui n’ont pas été embauchés par contrat car « ils ont obtenu une note éliminatoire », a affirmé, mardi, le ministère des Habous et des Affaires Islamiques.

Ceux qui n’ont pas réussi l’épreuve ont tenté de manifester dans la rue, en violation de l’article 7 du Dahir qui régit la conduite générale des imams qui stipule que la commission du Conseil supérieur des Oulémas est chargée de statuer sur l’ensemble des doléances des imams dans leur relation avec leur département de tutelle, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le ministère a relevé que l’article 40 du Dahir chérifien portant organisation des missions des préposés religieux et détermination de leurs statuts prévoit la possibilité de promouvoir les imams titulaires d’une licence aux rangs des Mourchidines, dans la limite des postes budgétaires créés chaque année et après avoir réussi l’épreuve organisée par ce département, précise-t-on de même source.

Cette qualification est entrée en vigueur depuis 2015, poursuit le communiqué, faisant savoir qu’au cours de cette année, 24 imams répondant aux conditions de promotion devant le Comité national désigné à cet effet, ont été embauchés par contrat.

Certains incitateurs à ces protestations font partie de ceux qui n’ont pas obtenu de contrat car ils ont eu une note éliminatoire dans la mémorisation du Saint Coran, qui est la première et principale condition requise, conclut le ministère.

+ Un groupe de 1600 Imams ont cherché à améliorer leur niveau de formation…+

Les imams, qui ont manifesté mardi matin à Rabat, appellent à l’amélioration de leur situation financière du moment qu’ils sont diplômés, sachant que le ministère justifiait les bas salaires des imams par l’absence de formation académique.

Un manifestant a indiqué à alyaoum24.com, que pour surmonter cette situation, un groupe de 1600 Imams ont cherché à améliorer leur niveau de formation en passant et obtenant des diplômes universitaires, mais que le ministère n’a pas honoré son engagement à ce sujet.

De nombreux Imams, parmi ceux qui ont obtenu des diplômes, ont commencé à abandonner le travail dans les mosquées pour celui d’enseignants-cadres des académies.

Ces imams affirment qu’ils refusent de délaisser leur travail dans les mosquées ou de vivre de « la charité » mais avoir le droit à une rémunération digne.

Une source des imams a indiqué que des correspondances ont été adressées au ministre des affaires islamiques au sujet de leur statut, mais à ce jour sans aucun résultat, notant que le ministère a consacré seulement 12 postes par an aux titulaires de diplômes d’Imam.

Article19.ma

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