Fini les demi-mesures. Le Maroc a décidé de fermer les points de passage avec les villes occupées de Sebta et de Melilla, semble-t-il, et du coup cela empêche les activités de contrebande, tout en asphyxiant petit à petit le business lucratif des deux enclaves.

Selon le site arabophone Hespress.com, Rabat semble vouloir maintenir sa décision de fermer les points de passage à l’activité de contrebande, à la suite des problèmes que rencontrent les femmes transporteuses de marchandises à partir de Sebta vers Tetouan et le nord du Maroc.

La première réaction espagnole à la décision des autorités marocaines a été l’appel du chef du gouvernement de Sebta, Juan Vivas, dans lequel il a exhorté les autorités centrale de Madrid à élaborer « un plan d’urgence » pour faire face à la nouvelle situation en créant de nouvelles opportunités d’emploi pour les Espagnols, précise la même source.

Pour sa part, Rabat a justifié sa décision de mettre fin à la contrebande à travers ces points de passage par « les mauvais traitements, le harcèlement, les vols et les maladies dont sont victimes le femmes porteuses », estimant leur nombre à 3.500 femmes de tous les âges en plus d’environ 200 mineurs, souligne le site.

Des femmes porteuses et un groupe de passeurs ont protesté près du poste frontalier de Sebta, après que l’Espagne ait imposé une approche stricte de sécurité. De son côté, l’agence de presse espagnole a rapporté que le poste de frontière de Tarajal a connu des fermetures intermittentes du côté marocain.

+ Des milliers de personnes vivent de la contrebande +

Les passeurs critiquent les contrôles sécuritaires sévères que leur imposent les autorités espagnoles et marocaines, estimant qu' »il n’y a pas eu d’incidents pour procéder à ces fermetures ».

Environ 3.000 Marocains, vivent de la contrebande avec Sebta, selon le journal espagnol « El Confidencial » qui a estimé que « la grande pression sur ces points de passages a conduit à leur fermeture temporaire avant que la décision ne devienne quasi définitive ».

Les médias espagnols ont également rapporté que « la faible mobilisation pousse Rabat à prolonger la fermeture jusqu’à ce qu’elle devienne définitive », soulignant que « la décision pourrait être revue si les protestations deviennent plus fortes ».

La décision marocaine de fermer le poste frontière de Sebta affecte non seulement les passeurs marocains, mais aussi les Espagnols dans les villes occupées, notamment « les propriétaires de restaurants, de magasins et chauffeurs de taxi qui travaillent avec des Marocains pour transporter des marchandises ».

Des sources espagnoles indiquent que « plus de 380.000 habitants de Tétouan vivent de la contrebande et qu’environ 5.000 personnes à Fnideq s’adonnent à cette activité » , ajoute la même source.

Article19.ma

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