Provocation. Au Maroc, alors que hommes politiques et membres de la société civiles exhortent le gouvernement à faire du nouvel an amazigh »une journée fériée chômée et payée », le cheikh salafiste Hassan Kettani a qualifié cette fête de « païenne » et qui rappelle l’ère anté-islamique.

« Il a été décidé par l’ensemble des érudits musulmans d’interdire la célébration des fêtes préislamiques d’avant l’islam, qu’elles soient arabes, perses, berbères ou autres », affirme Kettani, connu pour ses positions radicales vis-à-vis de la culture Amazigh et la modernité en général.

Dans un poste sur Facebook, le cheikh salafiste s’est interrogé sur « la relation des musulmans avec un roi païen mythique appelé Shishonq, qui a vaincu un autre pharaon païen dans une bataille imaginaire dont il n’existe aucune preuve? ».

Et d’ajouter :« Quelle source crédible prouve ces événements? Ou est-il seulement question de diviser et de disperser les musulmans en peuples rivaux pour que les arrogants puissent les diriger et piller leurs richesses? »

+ L’An Amazigh serait une « légende » +

Pour Hassan Kettani « l’année amazighe n’est qu’une légende visant à diviser les musulmans au Maghreb islamique ».

A noter que plusieurs partis politiques et associations Amazighs ont saisi le gouvernement lui demandant à faire du nouvel an amazigh, célébré le 13 janvier, une journée fériée chômée et payé.

Pour rappel, Kettani est un prédicateur célèbre dans les cercles salafistes. Il a été incarcéréen février 2003 pour son activisme, puis rejugé suite aux attentats de Casablanca survenus le 16 mai 2003, et condamné à 20 ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs ». Il sera amnistié avec d’autres cheikhs salafistes quelques années plus tard.

Article19.ma

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