Affaire d’arnaque et de chantage. La deuxième audience du procès du policier poursuivi en état d’arrestation dans le cadre de l’affaire « Hamza Mon bb » aura lieu jeudi prochain au tribunal de première instance de Marrakech.

L’agent de police S. A., qui était en poste à Casablanca, est poursuivi pour « corruption », « divulgation de secrets professionnels » et de « participation à la propagation de fausses allégations avec l’intention de porter atteinte à la vie privée d’autrui » et ce pour ses liens présumés avec l’administrateur des comptes Instagram et Snapchat incriminés.

Après une première audience, jeudi dernier, il a été décidé de reporter le procès du policier au 9 janvier courant à la demande de la défense en vue de prendre connaissance des documents du dossier.

Le procès du policier intervient à la suite de la fin de l’enquête préliminaire engagée par l’Office national de lutte contre la criminalité liée aux nouvelles technologies et les procédures de présentation du suspect, jeudi dernier, au procureur adjoint près le tribunal de première instance de Marrakech.

+ Le policier « suspect » accédait au système de fichiers de la sûreté nationale … +

Selon le site alyaoum24, l’enquête policière a révélé que le mis en cause était en contact avec la styliste de mode « A. A. », qui réside à Dubaï aux Emirats et qui est soupçonnée d’être le « cerveau » des faux comptes de diffamation et de chantage connus sous le nom de « Hamza Mon bébé ».

La même source a indiqué que le policier accédait au système de fichiers de la sûreté nationale pour y puiser les informations concernant le casier judiciaire de certaines personnes afin de les envoyer à la styliste de mode contre des sommes d’argent lesquelles lui étaient transférées de l’émirat du Golfe, ces données étaient par la suite utilisées pour faire chanter les personnes concernées à travers les comptes de « Hamza Mon bébé ».

Jeudi prochain, trois autres personnes poursuivies dans le cadre d’un autre dossier lié à cette affaire devront aussi comparaître devant le même tribunal, à savoir la blogueuse S. J., surnommée « Glamour », M. D., correspondant d’un journal électronique, et A. S., le propriétaire d’une agence de location de voitures, au terme d’une enquête préliminaire qui a duré environ trois mois.

Les 3 mis en cause sont poursuivis notamment pour « diffusion de fausses allégations dans le but de nuire à la vie privée d’autrui, de diffamation, de chantage, et d’entrer dans le système de traitement informatique de manière frauduleuse ».

Après l’interdiction faite à la chanteuse Dounia Batma de quitter le territoire national, le juge d’instruction du tribunal de première instance, Mohamed Assabiri, a décidé de porter la caution financière de l’artiste et de sa soeur Ibtissam respectivement à 50 et à 30 millions de centimes et de leur retirer leurs passeports.

Les deux soeurs Batma sont poursuivies notamment pour « participation à l’accès frauduleux au système de traitement informatique des données et diffusion d’images et de déclarations d’autrui sans son consentement, dans le but de nuire ou de diffamer ».

Elles devront comparaître devant le tribunal de première instance de Marrakech lors d’une première audience prévue le 10 février prochain.

Article19.ma

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