Le ministre des affaires islamiques Ahmed Toufiq a souligné que l’attachement des Marocains à Ahl Al bayt (les proches du prophète) dans le cadre de l’Islam sunnite a protégé le Maroc du chiisme, en ce sens que les érudits malikites ont encadré leur religiosité, dont Ibn Rochd Al Hafid (le petit fils) et Ibn Khaldoun qui était juge des Malékites en Egypte.

Toufiq, qui intervenait lors de la cérémonie d’annonce de la traduction en anglais du livre « Al Mouataâ » de l’Imam Malik à l’université américaine de Harvard, a indiqué que les Marocains ont adopté l’Islam malékite depuis le dernier quart du deuxième siècle de l’hégire, liant ce choix à la légitimité politique « basée sur l’allégeance à une dynastie descendant du Prophète », a rapporté le site arabophone Hespress.com.

La sortie de la traduction en anglais du livre « Al Mouataâ » de l’Imam Malik parmi les publications de l’Université de Harvard est intervenue après qu’il l’ait été vérifiée en 2004 par le Conseil supérieur des Oulémas sur ordre du roi Mohammed VI, qui a ordonné sa traduction en anglais. Cette tâche a été assumée par le Conseil supérieur des Oulémas en coopération avec l’Université Al Akhawayn.

Le ministre a loué la publication par la prestigieuse université américaine de Harvard de la traduction d’Al Mouataâ en anglais, soulignant que cette initiative témoigne de l’intérêt que porte cette université à ce texte du patrimoine religieux islamique.

Il a ajouté que cette traduction va permettre à des millions de personnes, dont des académiciens, de prendre connaissance du contenu du premier texte élaboré dans la jurisprudence islamique et qui a été traduit par Mohamed Fadil et Conel Monet et vérifié par Driss Ouaouicha, l’ancien président de l’Université Al Akhawayn.

+ Les signataires du serment d’allégeance qui sont les Oulémas, les chérifs, les cheikhs des zaouias, les chefs des tribus…+

Taoufiq a souligné que l’un des facteurs à l’origine de la perpétuation de l’école malékite au Maroc est sa nature laquelle a permis l’intégration d’un certain nombre de coutumes et de cultures locales dans la vie religieuse, une caractéristique qui lui a permis aussi de s’étendre aux pays de l’Afrique de l’Ouest.

Il a, en outre, consacré une partie de son intervention à la commanderie des croyants au Maroc, qui bénéficie du soutien des Oulémas, soulignant que le Maroc se distingue dans le monde musulman par la préservation de l’allégeance, « ce qui signifie que la Nation, à travers les siècles, est représentée par les signataires du serment d’allégeance qui sont les Oulémas, les chérifs, les cheikhs des zaouias, les chefs des tribus, les notables des marchands, les représentants des artisans, les chefs de l’armée et les autres dignitaires ».

Pour ce qui est de la signification de l’allégeance (bayâa), le ministre a expliqué qu’elle signifie que la nation cède au commandeur des croyants la légitimité du pouvoir, en vertu d’un document rédigé par les magistrats et dans lequel s’engage ceux qui prêtent allégeance sur cinq principes à respecter et à préserver : la religion, la sécurité, la raison, l’argent et la dignité.

Article19.ma

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