Rattrapé pas son passé… A quelques jours seulement du concert de Saad Lamjarred, prévu à Riyad, une levée de boucliers des activistes saoudiens et saoudiennes s’est déclenchée avec un « hashtag » exprimant leur refus de recevoir le chanteur marocain sur scène chez eux.

« Nous refusons Saad Lamjarred à Riyad, car l’accueillir dans les théâtres de Riyad serait considéré comme une tolérance des crimes de viol », est-il écrit sur Twitter alors que d’autres internautes estiment que le mis en cause bénéficie de la présomption d’innocence tant que la justice n’a pas dit son dernier mot.

Le responsable de l’instance saoudienne des loisirs, Turki Al-Sheikh,, a annoncé l’acceptation par la star marocaine de donner des concerts en Arabie saoudite, dans le cadre des manifestations culturelles de « Riyadh Season » le 18 décembre, aux côtés de la chanteuse libanaise Myriam Fares et du groupe koweïtien Miami.

Le chanteur marocain revient à la scène, après une absence de trois ans en raison de ses démêlées avec la justice française pour une affaire de viol et de harcèlement sexuel. Son directeur, Redouane Bouzid, a déclaré au site arabophone Hespress que « la justice française avait autorisé Lamaalem à donner des concerts hors de France et non seulement à Riyad ».

+ La justice française retient contre Lamjarred uniquement les accusations d' »agression sexuelle » +

Lamjarred a récemment augmenté la cadence de sa production artistique pour revenir sur le devant de la scène à deux mois de la décision de la justice française, prévue début janvier 2020, concernant les accusations de « violence sexuelle » dont il fait l’objet de la part d’une jeune française.

La justice française avait décidé de retenir contre Saad uniquement les accusations d’ « agression sexuelle » et de « violence » et non pas de « viol » comme il lui était reproché initialement lors de son arrestation à Paris alors que la plaignante a fait appel contre cette décision qui atténue les poursuites à l’encontre de l’artiste.

Le procès du chanteur ne devrait pas débuter avant 2020 pour examiner la demande de la plaignante, qui insiste pour que soient maintenues les poursuites pour viol.

Depuis le début, cette affaire a été très médiatisée au Maroc et même en France. Saad Lamjarred, 34 ans, a été, rappelle-t-on, incarcéré avant de retrouver la liberté en avril 2017 avec le port d’un bracelet électronique.

Pour rappel, au début de l’année, Lamjarred été mis à mal dans un reportage sur TF1, où sa première « victime », la jeune française Laura Prioul, raconte sa nuit « cauchemardesque » avec le chanteur. S’en suivent quatre autres témoignages de femmes de nationalité française, marocaine et algérienne, qui affirment elles aussi avoir subi des violences de la part du célèbre artiste marocain.

Article19.ma

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