Prospective. Le gouvernement marocain sera en mesure de faire du Maroc une destination de plus en plus « attractive » pour les investissements étrangers, grâce à sa stabilité et à ses réformes économiques, qui ont renforcé son environnement des affaires, selon un rapport international.

Selon un rapport de la société de conseil « Castlerigg and partners », cité par le site elaph morocco, le Maroc sera la destination des investissements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord dans les cinq prochaines années.
Dans son rapport, Castlerigg relève que le gouvernement marocain s’efforce de transformer le Maroc en une plaque tournante régionale des affaires et des exportations en renforçant les liens géographiques et culturels du Maroc avec l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l’Europe.

Le rapport ajoute qu’étant donné le manque de capitaux locaux et le manque d’expertise financière au Maroc, attirer les flux d’investissements étrangers demeure au cœur des plans de développement économique du gouvernement, sachant que les réformes ont renforcé l’attrait de l’investissement au Maroc ces dernières années, ce qui a effectivement contribué à l’augmentation des flux des investissements étrangers directs (IED). En ce sens, la même source rappelle que, selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), les IED au Maroc ont augmenté en moyenne de 7,5% par an au cours de la dernière décennie, atteignant un record de 3,6 milliards de dollars en 2018. Ce qui a fait du Maroc le quatrième plus gros bénéficiaire d’IED en Afrique.

+ L’attractivité des investissements au Maroc reste marqué par des points faibles +

Pour ce qui est du climat des affaires, le rapport relève que les réformes au Maroc portent sur l’amélioration drastique de l’environnement des entreprises en plus de nombreuses incitations à l’investissement et des infrastructures améliorées.

Toutefois, malgré ces réformes, l’attractivité des investissements au Maroc reste marqué par des points faibles. Dans le secteur agricole, il est interdit pour les étrangers de posséder des terres agricoles, mais ils peuvent les louer pour une durée allant jusqu’à 99 ans.

Dans le secteur bancaire, les autorités marocaines ont le droit de limiter la participation étrangère des grandes banques nationales. Dans le secteur du pétrole et du gaz, l’Agence nationale des hydrocarbures et des mines maintient une participation obligatoire de 25% dans toute licence ou permis de prospection visant à développer tout puits de pétrole marocain. Dans le secteur des transports, le plafond des investissements étrangers est de 45%.

Le rapport indique, en outre, que les opportunités d’investissement au Maroc contribueront à une forte croissance économique et à un environnement d’affaires compétitif. La Banque mondiale a classé le Maroc au 53ème rang des meilleurs pays d’affaires du monde alors qu’il occupait la 128ème place en 2010. Il s’est classé troisième au niveau du Moyen-Orient.

Par ailleurs, la politique financière du Maroc vise à soutenir le développement du secteur industriel, en ce sens que le gouvernement finance des projets d’infrastructure et offre des exemptions fiscales pour les investissements dans le secteur privé. En conséquence, l’intérêt pour les secteurs de la promotion immobilière et de l’exportation commerciale a augmenté au cours des dernières années.

Le FMI prévoit que la formation brute du capital fixe (FBCF), public et privé au Maroc, atteindra 34% du PIB en 2019, contre 30,8% en 2015, tandis que la croissance annuelle des exportations de biens et services s’élèvera à 5,1% en 2019 au cours de la même période.

+ 70% des exportations de produits manufacturés ont été destinées à l’UE en 2018 +

Selon le rapport, quatre secteurs seront attractifs: le premier est celui des exportations industrielles. Bien que le repli de la croissance économique en Europe limite la croissance des exportations industrielles, 70% des exportations de produits manufacturés ont été destinées à l’UE en 2018. Le rapport prévoit aussi que le Maroc diversifie ses relations commerciales dans les prochaines années. Le second est celui de l’énergie renouvelable.

En 2009, le gouvernement s’est engagé à produire 42% de l’électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2020. Cet objectif a ensuite été revu à la hausse pour atteindre 52% d’ici 2030.

Le gouvernement marocain prévoit d’obtenir une énergie renouvelable de 10 gigawatts d’ici 2030, constituée principalement d’installations éoliennes et solaires. A fin 2018, la capacité totale installée était légèrement inférieure à 3,3 GW. Le troisième est le tourisme: le soutien à ce secteur a permis d’augmenter le nombre d’arrivées des touristes de plus de 8% depuis 2017. Et, enfin, la logistique: la stratégie du Maroc pour 2030 vise à investir 7,5 milliards de dollars dans le développement et l’agrandissement de 27 ports.

Par ailleurs, le Maroc renforce ses relations politiques et économiques avec l’Afrique subsaharienne. Cependant, cela aura un impact limité sur les opportunités d’investissement au Maroc, les IED au Maroc limitent l’investissement direct du Maroc en Afrique.
L’initiative « Ceinture et route » suscite l’intérêt croissant de la Chine pour le Maroc, le rapport prédit ainsi un possible afflux d’entreprises chinoises sur le marché marocain.

Au niveau des pays du Golfe, les investissements en provenance de ces pays au Maroc ont diminué en raison des divergences dans les objectifs de politique étrangère entre Rabat et ses alliés du Conseil de coopération du golfe. Les opportunités d’investissement de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes au Maroc ont diminué depuis que le conflit diplomatique avec le Qatar s’est intensifié à la mi-2017, le Maroc ayant maintenu ses liens avec ce pays.

Article19.ma

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