Une histoire de business. La principale accusée dans l’affaire du réseau de « naturalisation des Israéliens » a révélé que certains Israéliens cherchent à obtenir la nationalité marocaine pour pouvoir rester plus longtemps au Maroc mais pour d’autres, c’est surtout, pour contourner l’interdiction faite aux ressortissants d’Israël d’entrer aux Emirats arabes.

Ihssan J., qui comparaissait jeudi devant la chambre criminelle près la cour d’appel de Casablanca, a accusé une autre prévenue de se présenter comme « conseillère juridique » même après son incarcération, soutenant que les prisonniers et les fonctionnaires s’adressent à cette dernière pour la consulter à l’intérieur de la prison locale d’Ain Sebaa- Oukacha.

Selon Hespress, ces propos ont poussé le président de l’audience à donner ses instructions au représentant du ministère public pour déclencher les procédures nécessaires à l’encontre de cette personne pour « usurpation de fonction » de conseillère juridique à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire.

+ La naturalisation des Israéliens d’origine non marocaine +

Pour sa part, la détenue A. B., qui se présente, selon la principale accusée, comme une « conseillère juridique », a reconnu que les accusés, y compris Ihsan J. qui a des liens avec le prévenu israélien Mimoun Pères, entreprenaient la naturalisation des Israéliens d’origine non marocaine, indiquant que c’était l’une des raisons pour elle de rompre sa relation avec l’accusée principale.

Mais cette dernière a tenté d’éluder les questions posées par les juges et le représentant du ministère public, en ce sens qu’elle a continué à nier les accusations portées à son encontre, prétendant qu’elle ne savait pas que les Israéliens qui ont obtenu la naturalisation n’étaient pas d’origine marocaine.

Elle a également nié avoir soudoyé des fonctionnaires pour l’obtention de documents administratifs aux profits des Israéliens en question, bien qu’elle avait déclaré devant le juge d’instruction qu’elle recevait entre 3000 et 4000 dirhams pour chaque dossier.

Pour sa part, le représentant du ministère public a mis en avant dans son intervention les photos saisies dans le téléphone de la mise en cause principale ainsi que les passeports israéliens et la vingtaine des extraits d’actes de naissance qui constituent autant de preuves incriminant l’accusée principale.

Article19.ma

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