Épée Damoclès ou le retour à l’époque Basri. Et pour cause, le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, porte-parole du gouvernement, El Hassan Abayba, continue de susciter la controverse, chaque semaine. Cette fois-ci, c’est à l’occasion de son point de presse hebdomadaire qu’il a exhibé »une menace » à peine voilée en affirmant qu’il n’existe « pas de prescription pour les offenses », et ce, en réaction aux critiques des médias concernant ses « maladresses verbales » qu’il avait commises depuis sa nomination à la tête de son super-Ministere.

Le porte-parole du gouvernement a expliqué, jeudi lors de cette rencontre avec presse à l’issue du conseil du gouvernement, qu’il était « ouvert à la critique et tolérant«, mais car il a insisté sur ce « mais », qu’il y a « une seule chose, c’est qu’il n’existe pas de prescription pour l’offense et cela est très important ».

Le message est passé comme une lettre à la poste et le Conseil national de la presse n’a toujours pas réagi à cette procédure de « censure » inattendue en bonne et due forme. Par ailleurs, le ministre a décidé de suspendre définitivement « les live » du point de presse et a changé le lieu de cette rencontre hebdomadaire.

+ Les fuites font de plus en plus partie de nos vies +

Bien qu’il ait réitéré sa volonté de nouer des relations étroites avec les journalistes, ces derniers ont estimé que l’expression « pas de prescription pour l’offense » constitue une menace à leur encontre et n’avait pas lieu d’être.

En réponse à une question sur les bruits qui circulent sur les réseaux sociaux faisant état de la fuite de données personnelles contenues dans les dossiers des demandes de la carte professionnel de presse, le ministre a indiqué qu’il ne croit pas à de telles rumeurs.

« Les fuites font de plus en plus partie de nos vies, surtout depuis que les réseaux sociaux publient des informations non vérifiées », a affirmé le responsable du département de la communications, ajoutant que le gouvernement envisage de proposer un projet de loi régissant la publication sur les réseaux sociaux.

Pour rappel, le ministère de la Communication, du temps de l’ancien ministre Mustapha El Khalfi, avait finalisé un projet de loi visant à lutter contre ce qu’il considère les fake news et hoaxes.

Article19.ma

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