Un scandale qui fait couler beaucoup d’encre. Le tribunal de première instance d’Ain Sebaa a décidé jeudi de reporter à mardi prochain l’examen de l’affaire du « Semsar judiciaire » alors que le tribunal devrait se prononcer plus tard dans la journée sur la demande de liberté provisoire des 4 mis en cause.

L’audience a été marquée, selon alyaoum24, par la présence de plus de 40 avocats venus défendre le policier H. J., qui comparaissait devant la cour en état d’arrestation en compagnie de trois autres détenus, dont le principal inculpé, un ami de ce dernier et un fonctionnaire du tribunal.

Les avocats du policier H. J., qui était affecté au tribunal de première instance d’Ain Sebaa, ont demandé la liberté provisoire de leur client, soulignant que le mis en cause présente toutes les garanties de rester à la disposition de la justice ainsi que sa « bonne conduite tout au long de ses 20 ans de service ».

Ils ont également indiqué que leur client a, pour des raisons purement humanitaires, permis à la femme détenue d’utiliser son téléphone pour parler avec le principal accusé et que ce dernier a profité de sa gentillesse.

Cependant, le représentant du ministère public a refusé la demande de mise en liberté provisoire de l’accusé H. J. et des autres détenus, soulignant la nécessité de garder la neutralité dans cette affaire.

Selon la même source, jusqu’à présent aucun avocat ne s’est présenté pour défendre le principal accusé dont la sœur et des membres de sa famille ont assisté à l’audience de jeudi.

+ Filmé en train de négocier avec sa « victime » +

Pour rappel, quatre personnes ont été déférées devant le Tribunal de première instance d’Ain Sebaa sur fond de l’arrestation d’une personne parue dans une vidéo en train de négocier avec une femme, pour intervenir en faveur de sa mère détenue en prison afin d’obtenir une peine atténuée en contrepartie d’une somme d’argent.

Suite à cette vidéo, largement échangée sur les réseaux sociaux, le parquet a indiqué, lundi dernier dans un communiqué, que les investigations menées par le service préfectoral de la police judiciaire de Casablanca, sous la supervision du parquet compétent, ont permis d’établir que la personne en question faisait l’objet d’un avis de recherche dans une autre affaire d’escroquerie où il a prétendu être procureur du Roi et qu’il a déjà été condamné pour des actes similaires d’escroquerie.

Selon le communiqué du procureur du roi, le principal concerné a profité de ses liens avec un élément de la police travaillant au tribunal pour prendre contact avec la concernée, qui était en détention provisoire, depuis un téléphone de police.

Un autre fonctionnaire de la sûreté, ami du principal concerné, est également suspecté de lui avoir demandé de faire profil bas après avoir vu la vidéo, a fait savoir le communiqué, notant qu’un autre individu a été arrêté pour sa complicité présumée dans ces actes d’escroquerie.

Article19.ma

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