« L’un a mangé les fèves et l’autre en souffre au point d’en avoir une constipation », rappelle le dicton marocain. Et pour cause, Moncef Belkhayat, homme d’affaires et membre du RNI, par le biais de son avocat, a adressé, mardi, une mise au point à notre site Article19.ma, au sujet d’un article que nous avons publié le 10 novembre 2019, relatif à « une demande d’enquête » formulée au sein du Parlement par la députée socialiste Ibtissam Merras, sur « un conflit d’intérêt » concernant des contrats d’affaires qui auraient été signés par Belkhayat quand il occupait le poste de ministre de la Jeunesse et des Sports, selon ses dires.

Conformément à l’éthique professionnelle et aux dispositions du code de la presse relatives au « droit de réponse », nous publions l’intégralité de la mise au point qui nous a été adressée en langue arabe.

Et afin d’éclairer nos lecteurs sur le contenu de la lettre de l’avocat de Belkhayat, voici les principaux extraits en français:

L’avocat souligne dans sa mise au point, que son client est « un homme d’affaires depuis qu’il était entré au Maroc en 2000, en ce sens qu’il s’était chargé en cette qualité de la gestion de plusieurs sociétés avant de créer en 2004 la société H&S Invest Holding ».

Il rappelle, en outre, que Moncef Belkhayat a été désigné en juillet 2009 ministre de la Jeunesse et des Sports, poste qu’il a occupé jusqu’au 3 janvier 2012, et ce, avant de retourner à la gestion de sa société.

Belkhayat, précise encore son avocat, a signé en 2015 un contrat publicitaire avec la société grecque (évoquée dans l’article en question) par le biais de la société Hasofa, contrat qui a donné lieu à une campagne publicitaire et porté sur la promotion des affaires au Maroc et en Afrique.

L’avocat relève, dans l’article publié par le site Article19.ma, des « assertions et des affirmations trompeuses de l’opinion publique, car le contrat avec la société grecque a été conclu en septembre 2015, soit 4 années après son départ du ministère », précisant que « l’utilisation de son ancienne qualité de ministre dans le titre de l’article est une affirmation fausse ».

De même pour l’avocat, « le fait que l’article a cité Moncef Belkhayat par ses nom et prénom sans indiquer sa qualité actuelle comme opérateur économique constitue une dissimulation de la réalité et de la vérité que le lecteur doit connaître ».

La mise au point relève, par ailleurs, « une donnée fausse concernant la Fondation Mohammed VI des champions sportifs, en ce sens que Belkhayat a été son fondateur, en 2011, et a été élu à sa présidence en 2015 et 2019 en présence des représentants du ministère de la jeunesse et des sports et du comité olympique marocain ».

La mise au point insiste, par ailleurs, sur « le fait que Belkhayat a refusé de traiter avec toute société appartenant à l’Etat afin d’éviter tout amalgame qui nuirait à sa réputation commerciale et politique », soulignant qu’il s’agit « d’activités privées qui n’ont aucun rapport avec l’argent public et qu’il n’existe aucun conflit d’intérêt comme le laisse entendre l’article objet de la mise au point ».

*** N/B : Nous tenons à rappeler que notre article du 10 novembre est une traduction d’une dépêche du site arabophone Akhbarona Almaghribia qui a repris l’intervention de Mme Merras et que nous avons cité comme source. Par ailleurs, nous n’avons jamais reçu de publicité des sociétés de Belkhayat que nous ne connaissons ni d’Ève ni d’Adam, contrairement à ce que prétend son avocat.

Article19.ma

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