Une période de l’histoire méconnue par nos contemporains. La porte du Maroc est l’unique ouvrage architectural arabo-musulman qui existe encore en Asie, et il a été construit dans les années 60 par des soldats marocains restés au Vietnam après la guerre d’Indochine (1946-1954).

Au fait, au temps de l’Indochine française, le Maroc était sous le protectorat français. Ainsi, des soldats marocains ont été enrôlés durant la guerre d’Indochine, opposant les Français aux troupes indépendantistes du Viet Ming.

Par solidarité anti-colonialiste et par refus de servir une cause qui n’était pas la leur, des centaines de marocains ont déserté l’armée française et se sont ralliés aux rangs du Front de l’indépendance du Vietnam.

À la fin de la guerre d’Indochine en 1954, le président Hô Chi Minh a demandé la mise en place d’une plantation vietnamo-africaine à 60 km de Hanoï, où des centaines d’anciens combattants marocains s’y sont installés, et y ont travaillé et vécu en cohabitation avec les vietnamiens.

Et c’est là au pied de la montagne de Ba Vi, qu’a été érigée la porte du Maroc, symbole de l’inter-culturalité entre le Maroc et le Vietnam.

La plupart des marocains ont fini par s’installer définitivement dans la région avec leurs femmes vietnamiennes, tandis que certains ont pu retourner au pays avec leurs familles en 1972.

Réplique de Bab Al Mansour à Meknès ou de la porte Bab Boujloud à Fès, la porte du Maroc a été construite dans les années 60, ornée de motifs arabes, arcs brisés et décoratifs.

En 2018, le monument a été rénové grâce à l’Agence marocaine de coopération internationale et l’ambassade du Maroc au Vietnam. Au-dessus de son arche centrale, il est désormais inscrit en vietnamien: Porte du Maroc (Cổng Ma Rốc), en langue arabe et anglaise également.

Article19.ma

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