Par Dr Mohamed Chtatou

La sourate Al-Hujurat, le 49ème chapitre du Coran, déclare : « Ô les croyants ! Evitez de trop conjecturer. Certes certaines conjectures sont des péchés. Et n’espionnez pas en recherchant les fautes des gens et ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? certes vous en aurez horreur. Et ayez de la piété envers Allah. Car Allah est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux ».

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اجْتَنِبُوا كَثِيرًا مِّنَ الظَّنِّ إِنَّ بَعْضَ الظَّنِّ إِثْمٌ وَلَا تَجَسَّسُوا وَلَا يَغْتَب بَّعْضُكُم بَعْضًا أَيُحِبُّ أَحَدُكُمْ أَن يَأْكُلَ لَحْمَ أَخِيهِ مَيْتًا فَكَرِهْتُمُوهُ وَاتَّقُوا اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ تَوَّابٌ رَّحِيمٌ ﴿١٢﴾

L’islamophobie est un terme utilisé pour décrire l’hostilité irrationnelle, la peur ou la haine de l’islam, des musulmans et de la culture islamique, ainsi que la discrimination active à l’égard de toute leur civilisation. L’islamophobie est le nom donné au préjugé anti-islamique virulent qui a été vanté par les médias et repris par des politiciens cyniques occidentaux.

Pour les experts l’islamophobie c’est une peur, des préjugés ou une haine envers l’islam ou les musulmans. On a observé une augmentation de la tendance de l’islamophobie dans les années 2000, chose qui était liée aux attentats du 11 septembre aux États-Unis, tandis que d’autres l’associent à la croissance rapide des populations musulmanes dans l’Occident, en raison à la fois des immigrations et du taux de fécondité élevé.

L’islamophobie est enracinée dans le racisme et est un type de racisme qui vise les expressions de la culture islamique. Le recours à la notion de liberté d’expression comme un droit supposé à critiquer l’islam n’entraîne rien de plus qu’une autre forme subtile de racisme antimusulman dans laquelle la critique humilie, marginalise et stigmatise les musulmans et leur mode de pensée et de vie.

L’islamophobie affecte négativement de nombreux jeunes, aujourd’hui. Les jeunes musulmans en sont directement et fortement affectés. Il est bien évident que les perceptions négatives associées à l’islam peuvent conduire à l’exclusion et à l’auto-exclusion, avec des effets notables sur l’estime de soi et les pratiques sociales de la jeunesse.

Causes de l’islamophobie

Les préoccupations du monde musulman face à la montée de l’islamophobie sont devenues l’un des défis majeurs du monde d’aujourd’hui. Ce phénomène est très fortement exprimé dans les politiques mondiales et régionales qui perturbent les relations entre l’islam et les pays occidentaux. Le terrorisme a pris des proportions graves et est devenu une cause majeure des stéréotypes contre les musulmans dans le monde moderne, où le rôle des médias est central. Les guerres des médias ont tourné au pire depuis les attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis.

En conséquence, les musulmans sont soumis à différentes formes de discrimination incitant à la haine et à l’agitation dans la société. Cela a été imputé à la manipulation et à la déformation de faits réels par les médias, en particulier en Amérique du Nord, en Grande-Bretagne et en Europe. Les médias décrivant l’islam de manière offensive et dénigrante ont fait des musulmans des victimes de la terreur et de la violence.

Les médias se sont vus confier la responsabilité de façonner l’opinion publique tout en tenant compte de la réalité, mais dans ce cas, la poursuite des attaques perpétrées par une partie des médias de groupes marginaux de l’Occident a favorisé une culture d’intolérance et de malentendu.

Les médias façonnent notre vision du monde et, en choisissant des noms négatifs et effrayants pour communiquer le problème de la crise, façonnent considérablement la perception des individus à l’égard du groupe en question. Mirza (2009) affirme que la domination mondiale des médias occidentaux est capable d’influencer les gens contre l’islam et les musulmans en utilisant les attaques du 11 septembre pour capitaliser leur rejet et dégoût.

Discrimination, exclusion et estime de soi

La politisation des fidèles musulmans en tant que terroristes a amené une réalité très triste de haine et de violence. La discrimination est devenue un problème majeur pour la minorité des communautés musulmanes vivant dans des pays étrangers, ce qui nuit à la puissante universalité de leur culture et civilisation.

Des habitants musulmans passent devant des insultes raciales peintes sur les murs d’une mosquée de Saint-Étienne, dans le centre de la France. © Laurent Cipriani / AP

Le développement de relations hostiles a augmenté, ce qui a entraîné une discrimination accrue et un isolement social parmi les musulmans. Les jeunes musulmans, en revanche, ont connu une grande exclusion sociale, ce qui augmente les risques d’abandon scolaire et de faible performance. L’Observatoire européen des phénomènes racistes (European Monitoring Centre on Racism and Xenophobia –EUMC-) a également signalé que les résultats peu souhaitables de la discrimination et de la violence à l’égard des musulmans, sont, sans doute, imputables aux reportages négatifs des médias.

Un grand nombre de ces rapports sont associés à l’exclusion, à la discrimination et à la violence, en particulier dans les écoles et le secteur du logement. Cette hostilité sans fondement à l’égard des adeptes de l’Islam a conduit à une interprétation unidimensionnelle de l’Islam en tant que « religion de terroristes » résultant dans des performances scolaires médiocres, dans un taux de chômage élevé, de bas salaires, de menaces verbales et d’agressions physiques (Dekker et Jolander, 2009, p.3).

Islamophobie en Europe

Aujourd’hui, l’islamophobie en Europe se manifeste à travers des attitudes et des comportements individuels, ainsi que par les politiques et les pratiques d’organisations et d’institutions. Les exemples (qui varient d’un pays à l’autre et d’une heure à l’autre) incluent ce qui suit :

Attaques physiques ou verbales contre des biens, des lieux de culte et des personnes, notamment de celles qui affichent une manifestation visible de leur identité religieuse, telles que les femmes portant le hijab ou le niqab ;

Menaces verbales ou en ligne de violence, de diffamation et d’abus ;

Des politiques ou des lois qui ciblent indirectement les musulmans ou les touchent de manière disproportionnée et limitent indûment leur liberté de religion, telles que l’interdiction de porter des symboles religieux et culturels visibles, les lois contre la dissimulation faciale et l’interdiction de construire des mosquées avec des minarets ;

Discrimination dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, du logement ou de l’accès aux biens et aux services ;

Le profilage ethnique et religieux et les abus de la police, y compris certaines dispositions de la police antiterroriste ;

Déclarations publiques de certains journalistes et politiciens – à travers tout le spectre politique – qui stigmatisent les musulmans en tant que groupe et ignorent leurs contributions positives aux communautés et aux pays dans lesquels ils vivent.

Le terme « islamophobie » est un phénomène relativement récent et, malgré les signes qui existent, il reste contesté quant à ce qui définit exactement les actions ou comportements antimusulmans ou anti-islamiques.

Au cours des dernières années, l’islamophobie a été alimentée par l’inquiétude du public face à l’immigration et à l’intégration des minorités musulmanes dans les cultures majoritaires en Europe. Ces tensions ont été exacerbées à la suite du krach économique de 2007 et de la montée en puissance de politiciens nationalistes populistes. Elles ont, également, été aggravés par les attaques terroristes de grande envergure perpétrées par des extrémistes musulmans.

Dans un climat de diversité en expansion rapide en Europe, les minorités musulmanes ont été décrites comme des personnes n’appartenant pas à la population des pays hôtes et souhaitant se séparer du reste de la société. Les politiques gouvernementales n’ont pas réussi à garantir l’égalité des droits pour tous, obligeant des couches importantes de minorités musulmanes à faire face au chômage, à la pauvreté et à une participation civique et politique limitée, ce qui aggrave la discrimination.

Les minorités servent souvent de boucs émissaires en période de crise économique et politique. Certains considèrent que l’islam et les quelque 20 millions de musulmans vivant dans l’Union européenne constituent une menace inhérente au mode de vie européen, même dans les pays où ils vivent depuis des générations. Le mythe d’une « islamisation » ou d’une invasion européenne en cours a été nourri par les partis populistes xénophobes qui se multiplient à travers l’Europe. En effet, les Européens surestiment la proportion de leurs populations musulmanes.

Les attaques terroristes du 11 septembre ont radicalement changé l’opinion publique à l’égard des musulmans. Depuis lors, des actes terroristes tels que les attaques de djihadistes violents à Londres, Paris, Bruxelles et Barcelone ont accru la peur et l’anxiété. L’utilisation de l’islam par des extrémistes pour justifier leurs actes terroristes a amené de nombreux Européens à considérer l’islam comme une menace et à craindre les musulmans comme leurs ennemis. Depuis 2001, certains médias en Europe ont succombé à des reportages basés sur des stéréotypes et ont utilisé les actions des islamistes pour stigmatiser les populations musulmanes dans leur intégralité. Il est à craindre que les stéréotypes et les généralisations concernant les musulmans alimentent les mesures de lutte contre le terrorisme en Europe qui restreignent les libertés pour tous et ont un impact négatif sur les communautés musulmanes.

L’islamophobie est un « symptôme de la désintégration des valeurs humaines », selon Thomas Hammarberg, ancien Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, des valeurs telles que la non-discrimination, la tolérance, la liberté de pensée, la justice, la solidarité et l’égalité. Ces valeurs sont supposées être inhérentes aux sociétés européennes ; ce sont des valeurs sur lesquelles l’Union européenne et le Conseil de l’Europe ont été construits.

L’ampleur et la nature de la discrimination et des incidents islamophobes perpétrés contre des musulmans européens restent sous-documentées et sous-déclarées en raison du manque de données pertinentes. De nombreuses institutions, telles que le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, et des ONG, telles que le Collectif contre l’islamophobie en Belgique, ont reconnu la montée de ce phénomène inquiétant et ont souligné le caractère de plus en plus grave des incidents y résultants.

Par exemple, l’enquête auprès des minorités et de la discrimination dans l’Union européenne de 2017 a révélé qu’en moyenne un musulman sur trois avait été victime de discrimination et de préjugés et que 27% avaient été victimes d’un crime raciste. Les recherches montrent également que l’islamophobie peut avoir un impact particulier sur les femmes – sur le marché du travail, par exemple, comme le soulignent des recherches récentes menées par le Réseau européen contre le Racisme.

Islamophobie en Amérique

Après le 11 septembre, des attitudes négatives ont été exprimées à l’égard des peuples musulmans, qui ont tendance à être fortement associés à tout acte de terrorisme. Les médias ont joué un rôle colossal dans le développement de telles associations négatives dans lesquelles ils décrivent constamment les musulmans en combinaison avec des actes terroristes violents. Cela se fait de manière à ce que les deux vont de pair : en d’autres termes, cela semble comme si la religion islamique était synonyme de terrorisme. Les médias ont, aussi, perpétué des stéréotypes contre les musulmans au cours des années qui ont suivi l’incident du 11 septembre.

L’islamophobie en Amérique offre de nouvelles perspectives sur les préjugés à l’égard des musulmans, qui se sont généralisées aux États-Unis au cours de la dernière décennie. La crainte des musulmans et la discrimination à leur égard sont en hausse dans l’ensemble du pays, selon un nouveau rapport de l’Institut de Politique sociale et de Compréhension (Institute for Social Policy and Understanding). L’étude, publiée récemment, comprend un index annuel sur l’islamophobie, mené en collaboration avec l’Université de Georgetown. Il en ressort que l’opinion publique négative à l’égard des musulmans s’est accrue aux États-Unis au cours de la dernière décennie.

La tendance se reflète dans la région de Chicago, selon Sufyan Sohel, directeur adjoint et avocat au chapitre local du Conseil des relations américano-islamiques à Chicago, ou CAIR (Council on American-Islamic Relations), un groupe de défense des droits civiques. « Nous avons toujours une ligne téléphonique ouverte 24 heures sur 24 à l’aéroport O’Hare, et nous constatons que le nombre d’appels est constant depuis que la Cour suprême des États-Unis a confirmé l’interdiction musulmane (Muslim Ban) l’été dernier et notre bureau a connu une augmentation constante du nombre de ses appels », a déclaré Sohel. Il a ajouté que ces appels contiennent des informations faisant état de courrier haineux, de graffitis antimusulmans sur les trottoirs de maisons, de vandalisme, de coups de feu tirés contre des mosquées et de menaces de mort au téléphone, que Sohel lui-même a subies. Il a ajouté que les mosquées ont renforçé depuis la sécurité, en particulier pendant le mois du Ramadan.

Au niveau national, les musulmans représentent 1% de la population ; à Chicago, ils représentent au moins 2%, selon Besheer Mohamed, chercheur principal au Pew Research Center. Ihsan Bagby, professeur associé d’études arabes et islamiques à l’Université du Kentucky et responsable du décompte de 2010, a déclaré que l’islam est la religion à la croissance la plus rapide aux États-Unis, par contre la région de Chicago aurait probablement enregistré une augmentation de 25% du nombre de mosquées durant la dernière décennie.

Alors que ce nombre est inférieur à la croissance de 50% à 70% dans des villes comme Dallas et Atlanta, selon Bagby, la région de Chicago compte toujours un pourcentage plus élevé de musulmans que la plupart des villes américaines. Sohel, du CAIR-Chicago, estime qu’il y a entre 350 000 et 500 000 musulmans dans la région.

Le rapport de l’ISPU (Institute for Social Policy and Understanding) a révélé que les Américains juifs et hispaniques sont les plus favorables envers les musulmans et que les évangélistes blancs sont les moins favorables. Environ 44% des évangélistes blancs avaient des opinions défavorables sur les musulmans. L’étude a également révélé que les personnes ayant des opinions islamophobes étaient également les moins susceptibles de connaître une personne musulmane.

Ceux qui connaissaient un musulman ont personnellement obtenu un score inférieur sur l’indice d’islamophobie. Les points de vue positifs d’autres minorités étaient également liés à la baisse de l’islamophobie. Un facteur de prédiction encore plus puissant de la faible islamophobie était la connaissance de la religion.

Dalia Mogahed, de l’ISPU, co-auteur du rapport, a déclaré que même si tout le monde n’est pas capable de se lier d’amitié avec un musulman – en particulier dans les banlieues et les communautés rurales moins diversifiées – la plupart des gens ont accès à des informations sur l’islam.

Ilhan Omar et Rashida Tlaib, Parlementaires musulmanes au Congrès américain

« Je ne m’attends certainement pas à ce que les gens deviennent des érudits de l’Islam, mais si nous vivons dans une démocratie, nous devrions en lire assez pour être des penseurs critiques et des électeurs », a déclaré Mogahed. « L’islamophobie est devenue un outil pour amener les gens à accepter une certaine politique, et cela nuit à notre démocratie ». Elle a ajouté que la récente fusillade dans la synagogue de San Diego et l’attaque de la mosquée néo-zélandaise étaient des symptômes du même problème. « Le même sol qui fait croître l’islamophobie est le sol qui cultive l’antisémitisme et le racisme anti-noir », a déclaré Mogahed.

L’étude ISPU a également examiné l’engagement civique et la vie religieuse chez les musulmans américains. Alors que les musulmans étaient moins susceptibles que les autres groupes religieux d’approuver le président Trump, ils étaient également le seul groupe à indiquer un optimisme croissant quant à l’orientation du pays.

Mogahed a déclaré que le sondage avait eu lieu récemment alors que les personnes interrogées venaient d’assister à l’élection de deux femmes musulmanes : les représentantes Ilhan Omar, D-Minn. Et Rashida Tlaib, D-Mich. – au congrès. « Elles ont prêté serment sur les Coran, c’était beau et symbolique, et beaucoup de gens se sont sentis vus et affranchis », a déclaré Mogahed. Mais après les récentes menaces contre la représentante Omar et ce qu’a proféré le président Trump à son sujet, si le scrutin était organisé aujourd’hui, elle a déclaré que « les choses pourraient être différentes maintenant ».

L’étude a également révélé que la religiosité – telle qu’elle est mesurée par le niveau d’engagement spirituel personnel et la fréquence de l’utilisation d’un lieu de culte – n’était pas liée à l’islamophobie. « Le problème ne concerne pas un malentendu interconfessionnel », a déclaré Mogahed. « C’est une question d’idéologie politique ».

Sohel a ajouté que l’islamophobie a été utilisée comme un outil politique : « Lorsque nous nous différencions d’autres groupes, nous sommes en mesure de renforcer le pouvoir sur nos propres groupes, et je pense que notre administration actuelle a réussi à prendre le pouvoir en utilisant la marginalisation des musulmans et d’autres groupes privés de leurs droits » a-t-il déclaré.

Il a ajouté que l’engagement civique des musulmans dans la région de Chicago sera particulièrement important en 2020. Le CAIR-Chicago collabore avec d’autres organisations pour mobiliser les électeurs lors des élections de 2020 et veiller à ce que la communauté musulmane soit comptabilisée lors du recensement de l’année prochaine.

Pour conclure

Les sites Web et les blogs anti-islam sont en train de déchaîner une propagande basée sur des demi-vérités, créant davantage de confusion en faussant la représentation de l’islam, entreprise également par les terroristes. Ces islamophobes s’engagent dans une « réserve mentale » quand ils évoquent des demi-vérités sur l’islam. Leur méthodologie consiste à mélanger des demi-vérités (50 à 70%) avec des mensonges purs et simples (les 50 à 30% restants).

Des efforts ont été déployés récemment pour fournir une réponse brève aux allégations portées contre l’Islam. La réfutation devrait servir de tremplin pour une étude objective et une compréhension réelle de l’islam. Tous les musulmans et non-musulmans sont priés de lire et de comprendre le Coran sans aucun préjugé ni idée préconçue ; Ce faisant, ils vont non seulement en tirer profit mais ils pourront aussi aider les autres à comprendre l’Islam.

L’islam doit être compris et appris, tel que prêché et pratiqué par la majorité des 1,5 milliard de musulmans, et non par quelques milliers d’extrémistes, des terroristes rejetés par la majorité des musulmans. La principale raison de l’islamophobie est que les occidentaux et les non-musulmans apprennent l’islam de quelques centaines de terroristes, une fraction minime et non représentative des musulmans.

Les islamophobes citent un texte sacré islamique, le Coran, entre autres, tel que traduit et compris par les terroristes : « Tuez des non-musulmans » est fréquemment cité. Ceci est, indéniablement, cité hors contexte, le contexte étant « en état de guerre », ce qui est malheureusement normal sur n’importe quel champ de bataille.

Si on examine l’histoire de la civilisation islamique depuis 1400 ans, on verra des musulmans gouverner l’Espagne, l’Inde, le Moyen-Orient et une partie de l’Europe. Dans la plupart des cas, les musulmans sont restés en minorité. Les non-musulmans n’ont pas été tués, mais ont même mené les guerres aux côtés de leurs dirigeants musulmans. En Espagne islamique (771-1492), les émirs étaient arabes, les vizirs et les conseillers juifs, et les généraux de l’armée des espagnols. Après la reconquista en 1492, les juifs sépharades ont été expulsés de l’Espagne catholique et reçus à bras ouverts dans le monde islamique : au Maroc en Algérie, Tunisie, Egypte et Turquie, ou ils ont prospéré et mené une vie normale.

Il nécessaire et primordial, aujourd’hui, plus qu’avant, de déployer beaucoup d’efforts pour combattre l’islamophobie qui est un sentiment haineux et une expression de racisme primaire de demi-vérités honteuses à l’encontre des populations musulmanes de l’Occident, un monde qui se targue être démocratique. A bon entendeur salut.

Vous pouvez suivre le Professeur Mohamed Chtaou sur Twitter : @Ayurinu

Manifestation populaire du 10 novembre 2019

References

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