Un nouveau son de cloche. La Mauritanie a rompu son silence sur le conflit du Sahara marocain, appelant à « une solution juste et acceptable par toutes les parties à ce conflit régional, qui a provoqué le gel de l’Union du Maghreb Arabe ».

Le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Ismail Ould Cheikh Ahmed, a déclaré que Nouakchott est « concerné par le conflit du Sahara mais ne s’aligne sur aucune des parties ».

En réponse aux critiques adressées à la Mauritanie sur sa position de neutralité à l’égard du conflit, Ould Cheikh a souligné qu’il ne s’agit pas d’une « neutralité négative ».

« Nous ne sommes pas spectateurs et nous souhaitons que ce conflit soit résolu le plus rapidement possible », a indiqué le chef de la diplomatie mauritanienne, jeudi, lors d’une conférence de presse ajoutant que « le temps est venu de trouver une solution juste et durable à ce conflit qui a causé d’énormes souffrances aux peuples de la région et provoqué le gel de l’Union du Maghreb Arabe ».

La Mauritanie participe à tous les pourparlers convoqués par les Nations Unies en vue de résoudre le conflit régional, en tant qu’observateur aux côtés des principales parties qui sont le Maroc, l’Algérie et le Polisario.

Les remarques d’Ould Cheikh confirment la volonté de Nouakchott de coopérer et de participer aux tables rondes onusiennes à venir lorsque sera désigné un nouvel émissaire de l’ONU pour succéder à l’allemand Horst Koehler.

+ Une position de neutralité « négative » +

Toutefois, selon le site Hespress, ces dernières années, la Mauritanie avait adopté une position de neutralité jugée négative par certains face à la position du Maroc sur la question du Sahara, d’autant plus qu’elle reconnaît la « république fantôme » et accueille ses dirigeants à plusieurs occasions alors qu’elle s’est contenté de relations diplomatiques limitées avec Rabat, passant d’une stagnation à une volonté de coopération mutuelle.

Les observateurs estiment que l’arrivée de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à la présidence de la Mauritanie est de nature à dissiper les nuages entre Rabat et Nouakchott, avec notamment le maintien en poste d’Ismail Ould Cheikh à la tête du ministère des Affaires étrangères, un homme qui a contribué à surmonter la phase froide entre les deux pays pendant la période de l’ancien président Mohamed Ould Abdelaziz.

La première visite effectuée, l’année dernière, par M. Ould Cheikh au Maroc, a donné un nouvel élan aux relations entre les deux pays voisins.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.