Le dialogue interne lancé par le Parti justice et développement (PJD), qui a duré un an et demi, a finalement débouché sur la nécessité de tourner la page de l’ancien secrétaire général marquée par des moments difficiles qui ont failli emporter le parti de la Lampe après le remerciement par le roi d’ Abdelilah Benkiranequi a échoué à former son deuxième gouvernement.

Dans un long rapport, le PJD indique que « le dialogue interne souligne que le parti se doit aujourd’hui de tourner cette page, tout en tirant les leçons et les résultats nécessaires et en surmontant les répercussions de cette étape ».

Le PJD reconnaît qu’il avait fait face à des crises politiques au niveau organisationnel qui ont menacé sa cohésion et son unité en raison de la soi-disant « phase de blocage » et de la constitution du gouvernement après le renvoi de Benkirane.

Le rapport, qui a été relayé par Hespress, souligne que le parti est sorti indemne de cette étape grâce à « l’attachement de l’ensemble de ses membres aux valeurs de fraternité, de volontariat et à l’esprit d’indulgence » et à l’approche adoptée par le parti face à ces défis après les échéances de 2016, « une approche basée sur une démarche collective et institutionnelle engageant la responsabilités de tous ».

Dans ses conclusions, le rapport du dialogue interne estime que la formation des majorités gouvernementales relève de la responsabilité collective de la direction du parti, y compris lors de la constitution de la majorité du gouvernement de l’ancien secrétaire général fin 2011, puis fin 2013, ou de l’actuel secrétaire général, en ce sens que ces périodes ont été gérées de manière collective et institutionnelle.

+ Le processus reste marqué par la lenteur et rencontre souvent des turbulences +

En ce qui concerne la situation politique au Maroc, le PJD estime que « malgré la tendance générale positive et constante de la démocratie dans notre pays, le processus reste marqué par la lenteur et rencontre souvent des turbulences ».

Dans son rapport de synthèse, le parti de la lampe a, par ailleurs, appelé la coalition gouvernementale à « faire face à toutes les tentatives visant à porter atteinte au processus démocratique et aux droits de l’homme, et à poursuivre l’action en coopération avec les autres acteurs et en entente avec l’institution royale pour progresser sur la voie de la réforme démocratique sous sa direction ».

Le rapport a également mis en évidence le rôle limité des partis politiques dans l’encadrement des citoyens, soulignant que les tensions sociales observées au Maroc ces dernières années ont révélé les limites de la médiation institutionnelle, partisane, syndicale et civile.

Selon le PJD, « l’ampleur de ces manifestations a affecté de manière négative l’atmosphère générale et créé un climat politique négatif qui a été exploité pour cibler les institutions et minimiser l’action politique et les fonctions des organes de médiation ».

Le rapport du parti a conclu que le champ partisan marocain connaît des dysfonctionnements dus à la culture démocratique limitée au sein des partis à cause d’une combinaison de facteurs culturels, politiques et subjectifs, ce qui conduit à la désintégration progressive d’un certain nombre de formations politiques, à un déclin général du rôle des organisations syndicales et des relais associatifs véritables et au retrait des élites intellectuels du champ et de l’action politiques.

Article19.ma

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