Des centaines de chiens dans une station balnéaire très prisée du Maroc ont été sauvés de la campagne de la mort menée par les autorités, en partie grâce au travail de deux femmes australiennes, a rapporté dimanche The Newdaily.

Les deux amies victoriennes, Lucy Austin et Megan Bannon, font partie des « Anges d’Agadir », un groupe qui essaie de trouver des foyers pour les chiens souffrant de malnutrition qui envahissent depuis des années les rues des grandes villes du Maroc.

Des dizaines de chiens condamnés à subir des morts effroyables ont retrouvé la santé et une nouvelle vie dans les foyers européens et américains dans le cadre de cette nouvelle initiative.

« C’est partout ici », a affirmé Mme Bannon. « Quand vous voyez la souffrance devant vous, vous ne pouvez pas rester sans rien faire ».

+ Il n’y avait pas assez d’espace, pas assez de nourriture… +

Cette initiative fait suite à la diffusion, l’année dernière, de séquences choquantes montrant les meurtres inhumains de chiens errants qui ont été abattus et laissés pour mort au bord de la route dans une campagne d’abattage organisée par les autorités marocaines.

Des tireurs de précision sont arrivés dans la ville avant la visite des responsables de la FIFA à Agadir pour déterminer si le Maroc pourrait accueillir la Coupe du Monde de football.

Quelque 500 autres chiens ont été rassemblés et déportés vers la fourrière.

Mme Austin, du mont Eliza à Victoria, a publié des images et une vidéo révélant le sort tragique des animaux entassés dans un endroit par une chaleur étouffante, sans nourriture ni eau en quantité suffisante.

La dame de 36 ans travaillait dans la station balnéaire depuis plusieurs années, mais elle a été contrainte de faire quelque chose après avoir vu la situation déplorable de ces chiens.

« Il n’y avait pas assez d’espace, pas assez de nourriture, pas assez d’eau et personne ne veillait à leur hygiène de base », a-t-elle déclaré.

« Les chiens ont commencé à se tourner les uns contre les autres – se battant pour rester en vie. »

+ Cela m’a brisé le coeur +

Mme Austin a été initialement autorisée à prendre certains des animaux, mais elle a depuis fait face à des restrictions du responsable de la fourrière en colère après que ses publications sur les réseaux sociaux soient devenues virales.

Mme Bannon, originaire de Stawell, dans le Victoria, a quitté son emploi à Londres et a rejoint ce combat après avoir vu ces images dures.

« Cela m’a bouleversé quand je les ai vues en ligne », a affirmé Mme Bannon.

« J’ai été encore bouleversée quand j’ai vu cela dans la vraie vie. Je suis rentrée chez moi après ma première visite au refuge et j’ai juste pleuré ».

« Je n’ai jamais été témoin de ce genre de négligence auparavant ».

« Cela m’a brisé le coeur. »

En tant que volontaires pour le groupe de protection des animaux du Maroc (Morocco Animal Aid), le duo s’emploie actuellement à créer un nouveau refuge pour redonner la santé aux chiens et les faire relâcher en toute sécurité ou leur trouver des preneurs.

Sous le slogan « NoMad Dogs » (Pas de chiens fous), elles continuent à stériliser et à vacciner les animaux – une initiative qui a fait ses preuves dans d’autres pays confrontés à des problèmes similaires, en particulier en Asie.

Elles espèrent également recruter des vétérinaires internationaux volontaires au fur et à mesure que l’initiative sera étendue à d’autres localités.

« Nous espérons sécuriser un espace dans chaque nouvelle zone », a déclaré Mme Austin.

« Les chiens sont emmenés de la rue, stérilisés, vaccinés, étiquetés et pourront se rétablir dans le nouveau refuge jusqu’à ce qu’ils soient en mesure d’être relâchés en toute sécurité ou de pouvoir être placés via Morocco Animal Aid ».

Le Dr Chris Brown, vétérinaire de célébrité, fait partie des suiveurs du groupe de protection sur Instagram.

Les deux femmes ont indiqué qu’elles étaient déterminées à faire en sorte que le programme soit déployé à l’échelle nationale. Mais elles ont admis qu’elles ne peuvent pas le faire seules.

« Nous sommes deux jeunes australiennes vivant en Afrique rurale, essayant de faire fonctionner quelque chose et de faire une différence », a déclaré Mme Austin.

« Nous ne sommes pas ici pour nous-mêmes. Nous sommes ici parce que nous voulons réellement créer et voir un changement durable dans la manière dont ces animaux sont traités ».

« Nous luttons contre un gouvernement qui reconnaît l’existence d’un problème, mais ne veut pas nous permettre d’intervenir et d’offrir une solution efficace ».

Les Australiennes ont lancé une campagne de levée de fonds et entendent élargir leur programme.

Article19.ma

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