Au Maroc, c’est une bonne nouvelle qui rompt avec la sinistrose ambiante. Et pour cause, le Haut commissariat au plan (HCP), dans sa dernière note conjoncture prévoit « un léger redressement » de l’économie nationale au 4ème trimestre 2019.

Dans cette note, rendue public ce mardi, et dont Article19.ma a reçu une copie, le HCP, sous la direction de M. Ahmed Lahlimi, fait un état de la situation des principaux indicateurs économiques estimés pour le troisième trimestre, et relatant notamment les prévisions pour le quatrième trimestre 2019.

Selon le HCP, « le quatrième trimestre 2019, le contexte international serait marqué par l’accentuation des aléas commerciaux, liée, d’une part, à l’escalade protectionniste et, d’autre part, aux risques géopolitiques notamment au Moyen-Orient dont l’impact devrait affecter davantage les chaines d’approvisionnement et les échanges au niveau international. La croissance du commerce mondial ralentirait à +0,9%, pour clôturer l’année avec un rythme trois fois moins soutenu qu’en 2018, +1,4% au lieu de +4,5%. Par ailleurs, les politiques monétaires seraient à nouveau accommodantes mais leur marge de manœuvre serait réduite, alors que les politiques budgétaires continueraient à soutenir la demande intérieure dans de nombreux pays avancés. Le climat d’attentisme pourrait, cependant, affecter davantage les investissements et générer de l’inquiétude sur les marchés financiers. Les pressions inflationnistes, quant à elles, resteraient subordonnées à l’évolution des cours du pétrole sur le marché mondial, prévue en moyenne à 65$/baril.

Dans ce contexte, la demande mondiale adressée au Maroc devrait poursuivre son ralentissement,affichant une hausse de 1,3%, en variation annuelle. Cette légère progression profiterait, notamment, au secteur secondaire dont la croissance s’établirait à +3%, au quatrième trimestre 2019. Quant au secteur tertiaire, sa valeur ajoutée croîtrait de 3,2%, en glissement annuel.

Au Maroc, la valeur ajoutée agricole continuerait de subir les effets décalés du déficit pluviométrique qui avait particulièrement marqué l’hiver et le printemps de l’année 2019. Le repli des récoltes céréalières et la faible dynamique de la filière animale, hors lait, devraient maintenir la production agricole en dessous de son niveau enregistré au cours de la même période del’année 2018.

En variation annuelle, la baisse de la valeur ajoutée agricole s’établirait à -2,5%, soustrayant 0,3 point à la croissance économique globale.

Compte tenu d’une hausse de 3,2% de la valeur ajoutée hors agricole, la croissance économique nationale serait de2,6%, au lieu de +2,8% la même période une annéeauparavant.

Aricle19.ma

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