Pedro Sanchez a semble-t-il mis de l’eau dans son vin. Et pour cause, après avoir fait part de ses remarques au sujet de la possibilité d’une extension du mandat de la MINURSO à la supervision des droits humains au Sahara, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, au cours du débat de l’Assemblée générale des Nations Unies en cours à New York, a bien évité pour la première fois de parler du soutien de l’Espagne à l’option d’un « référendum d’autodétermination » au Sahara.

Selon le site arabophone Hespress, « s’exprimant au nom du gouvernement espagnol lors du débat général de la 74ème Assemblée générale des Nations Unies, Pedro Sanchez a déclaré que Madrid « soutient » les efforts des Nations Unies afin de trouver une solution juste et durable à ce conflit régional qui dure depuis plus de quatre décennies

« L’Espagne continuera à soutenir les efforts du Secrétaire général des Nations Unies pour parvenir à une solution politique durable, juste et mutuellement acceptable, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité « , a déclaré Sanchez, selon la même source.

Pour rappel, le dirigeant du parti socialiste, avait provoqué la colère du gouvernement Marocain lorsqu’il a déclaré lors d’un meeting de son parti qu’il était en faveur de « l’élargissement » du mandat de la MINURSO afin d’inclure la supervision des droits humains au Sahara.

Et selon la même source, le parti socialiste espagnol aurait pris « des contact » avec le Conseil de sécurité au sujet du soi disant « référendum », mais le gouvernement de Madrid, à travers la dernière déclaration officielle de son Premier ministre aux Nations Unies, semble avoir révisé sa position de manière radicale.

+ La souveraineté du Maroc sur provinces du sud est indiscutable +

A noter que le porte-parole du gouvernement marocain, Mustapha Khalfi, avait déclaré que la question du mandat de la MINURSO au Sahara marocain  » a été tranchée depuis 2013 par le Conseil de sécurité ».

El Khalfi, et dans cet ordre d’idées, a expliqué que le Conseil de sécurité a déjà confirmé « sa confiance » dans les rapports sur les droits de l’homme publiés par les commissions régionales de Laâyoune et Dakhla.

S’exprimant au nom de la délégation marocaine à la 74ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Chef de gouvernement, Saad Eddine Othmani a souligné que la pleine souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud est « indiscutable » et que le Maroc cherche sérieusement une solution politique définitive à ce conflit régional fabriqué de toutes pièces.

El Othmani a souligné que « chaque État a le droit et le devoir de défendre ses citoyens et sa souveraineté, ainsi que l’intégrité et l’intégrité territoriale, principe auquel adhère le Maroc dans sa politique étrangère », soulignant que « l’initiative en faveur de l’autonomie, considérée par le Conseil de sécurité depuis 2007 comme sérieuse et crédible, est la solution pour mettre fin à ce conflit artificiel.  »

Par ailleurs, El Othmani a rappelé à cet égard la situation déplorable des populations des camps de Tindouf, qui continue d’être une source de grande préoccupation pour le Maroc, réitérant l’appel à la communauté internationale pour œuvrer afin d’amener le pays hôte (Algérie), eu égard à ses responsabilités légales et humanitaires, à procéder à l’enregistrement des populations de ces camps et à garantir le respect de leurs droits fondamentaux systématiquement bafoués.

Article19.ma

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